Jiang Hong Chen

Par Marie Maertens · L'ŒIL

Le 1 août 2007

L’artiste Jiang Hong Chen ne semble jamais être sorti du monde de l’enfance. Né en en Chine en 1963, formé aux Beaux-Arts de Pékin, il s’installe à Paris en 1987. Élevé pendant la Révolution ­culturelle, il grandit sans pouvoir beaucoup lire, ni dessiner sur du papier. Il s’entraîne alors par terre, sur le sable ou imagine des formes, des silhouettes et des visages à partir des aspérités des murs.
Parallèlement à son travail abstrait proche de la calligraphie, il devient auteur d’ouvrages illustrés pour enfants. Il en a conçu une dizaine. Mais aujourd’hui, il se consacre en exclusivité aux tableaux.
La galerie Taménaga présente une série de toiles de grand format recouvertes d’encre de Chine qui, pour certaines, s’enjolivent d’huile. Exécutée en 2006 et 2007, cette série porte sur le thème des fleurs de lotus, symbole philosophique lié au bouddhisme et thème classique de la peinture chinoise. Car Jiang Hong Chen demeure dans la tradition. Il emploie des pinceaux utilisés pour la calligraphie et se réfère à Han Gan, artiste du viiie dont les œuvres sont visibles au musée Cernuschi.
 Le peintre avoue ne pas partager les valeurs de la Chine actuelle, dans laquelle il ne retrouve pas les traditions profondes, raffinées et précieuses inculquées dans son enfance. Alors il s’évade dans un monde onirique végétal. Le lotus n’étant qu’un point de départ vers un éclatement jouissif de tâches aux tons brun, ocre, gris et noirs.

Jiang Hong Chen, galerie Taménaga, 18, avenue Matignon, Paris VIIIe, tél. 01 42 66 61 94, du 8 au 29 mars 2007.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°589 du 1 mars 2007, avec le titre suivant : Jiang Hong Chen

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