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Jardiniers ou paysagistes ?

L'ŒIL

Le 1 novembre 2000

Tout paysage, dans un environnement urbain, s’offre comme une sorte de rébus où s’entremêlent le poids d’une histoire souvent oubliée, les réalisations architecturales, les plans régulateurs des urbanistes et bien évidemment les us et coutumes des habitants. L’actuelle exposition, organisée par la Fondation Électricité de France, se propose de démontrer comment les paysagistes d’aujourd’hui décryptent ces morceaux de territoires pour ensuite mieux intervenir. L’ensemble des exemples présentés se situe sur une région assez restreinte : l’Ouest parisien compris entre Versailles et le VIIe arrondissement. De la première station (le Potager du Roi) jusqu’aux ultimes développements, le parcours égrenne une multitude de sites très différents (le triangle de Roquencourt, les jardins de Garches, la forêt de Meudon, le square Récamier, la petite ceinture...). Malheureusement, le spectateur risque de ne pas parfaitement saisir en quoi consiste aujourd’hui le travail du paysagiste.  Il est vrai que cette profession en pleine évolution hésite actuellement entre plusieurs écoles, plusieurs philosophies. « Le jardinier, l’artiste et l’ingénieur » propose l’une des approches possibles : celle développée par Jean-Luc Brisson, le commissaire, et par l’école où il enseigne : la très fameuse École nationale supérieure du Paysage de Versailles. Malgré ces légers défauts, l’ensemble mérite néanmoins le détour, notamment pour l’entretien vidéo entre Michel Corajoud et Camille Jullien qui, lors de leur discussion, transforment soudain un environnement sans qualité en pur espace poétique.

PARIS, Espace Électra, jusqu’au 10 décembre.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°521 du 1 novembre 2000, avec le titre suivant : Jardiniers ou paysagistes ?

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