Histoires de statues

L'ŒIL

Le 1 janvier 2003 - 268 mots

Les sculptures du parc de Sceaux font pour la première fois l’objet d’une exposition depuis la création du Musée de l’Ile-de-France, en 1937. Celle-ci offre l’occasion de revenir sur l’histoire du domaine et le contexte dans lequel ses œuvres ont été commandées. En 1670, Colbert s’installe à Sceaux et souhaite embellir les lieux. Il est alors surintendant des Bâtiments du Roi, des Arts et des Manufactures et fait appel pour ses projets aux plus grands artistes. Les décors peints, notamment ceux du Pavillon de l’Aurore (L’Œil n°521) sont confiés au premier peintre du Roi, Charles Le Brun, et les jardins à Le Nôtre. Colbert commande des sculptures à François Girardon, Pierre Puget, Antoine Coysevox, Jean-Baptiste Tuby, Michel Anguier ou Gaspard Marsy. Comme à Versailles et dans toutes les grandes cours d’Europe, la mode est à l’antique. Parmi les chefs-d’œuvre du parc, des allégories à la gloire de Colbert – la Vigilance, la Raison, la Sagesse – côtoient d’autres sculptures majeures, réalisées d’après l’antique, comme celles qui ornent le bassin de l’Octogone, la Paix des Grecs, Apollon et Daphné  (d’après le Bernin) ou Galate qui se suicide. Beaucoup de statues ont été dispersées lors de la Révolution française et confiées à différents musées, en particulier le Louvre et le Palais du Luxembourg. Cette exposition, très documentée, rassemble des sculptures restaurées, des dessins, des gravures ainsi que des photographies d’Atget prises dans le parc au cours des années 20.
Elle annonce aussi un autre événement, l’ouverture prévue fin 2003 de la future galerie de statues.

SCEAUX, Orangerie du Domaine de Sceaux, tél. 01 46 61 06 71, 11 décembre-6 avril.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°543 du 1 janvier 2003, avec le titre suivant : Histoires de statues

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