Donation de la famille d’Avalos

Collectionner au XVIIe siècle

Le Journal des Arts

Le 1 novembre 1994

L’exposition \"Les trésors des d’Avalos\" présente à Naples, au Castel Sant’Elmo, un choix de cent œuvres majeures – tableaux et tapisseries du XVIIe siècle – provenant de la donation d’Avalos au Musée National.

NAPLES - L’exposition organisée en 1993, à la chartreuse de San Martino, présentait pour la première fois une partie de la donation faite par la famille d’Avalos au Musée National.
Lors de la donation, le testament d’Alfonso d’Avalos précisait que la collection devrait être exposée dans son intégralité. Cette clause n’a pu être respectée car de nombreux tableaux étaient en très mauvais état et devaient être restaurés. Le Musée National ne présenta que les œuvres majeures, et conserva en réserve le reste de la collection.

En 1882, quelques pièces importantes sont inscrites au catalogue du musée, et d’autres classées à part, car jugées irrécupérables. Au début du XXe siècle, plusieurs tableaux sont confiés aux réserves de petits musées, à l’université, au Palais Royal, ainsi qu’à divers établissements publics, dont le Sénat et la Chambre des députés. Dans les années cinquante, différentes toiles passent des réserves du Musée National à celles du nouveau musée de Capodimonte.

L’exposition "Les trésors des d’Avalos" présente une centaine d’œuvres de la donation. Pier Luigi Leone de Castris a sélectionné les pièces les plus intéressantes : de nombreux tableaux, cinq tapisseries de la série de la Bataille de Pavie et six tapisseries brodées. Il souhaite illustrer la nature de cette collection, qui avait pour but la décoration d’un palais et qui, par la typologie et le goût, ne se différencie guère de celles constituées dans l’Italie du XVIIe et du XVIIIe siècle.

L’exposition s’ouvre sur les deux collections les plus riches de la donation d’Avalos : les tapisseries héraldiques, et les toiles des peintres du Seicento de l’École de Naples, en accordant une place importance à Pacecco de Rosa. Une seconde section est réservée aux peintures sacrées destinées à la dévotion privée, puis une succession de salles mettent en valeur les tapisseries brodées, les portraits en buste, les natures mortes et les paysages.

Les grandes peintures qui n’appartiennent pas à l’École napolitaine sont exposées séparément. Il faut signaler le travail accompli par les restaurateurs, qui sont parvenus à sauver une Allégorie de Zucchi, la Leda de Giordano, Vénus et Cupidon de Pietro Mera – dont on ignorait l’existence –, et la Messaline  de Pietro Giannetti.

"Les trésors des d’Avalos. La passion pour les collections d’art d’une grande famille napolitaine", Castel Sant’Elmo, Naples, jusqu’au 15 janvier 1995.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°8 du 1 novembre 1994, avec le titre suivant : Collectionner au XVIIe siècle

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