Vendredi 14 décembre 2018

Art Saint-Germain

Une édition sculpturale

Par Christian Simenc · L'ŒIL

Le 26 juillet 2007 - 329 mots

Le galeriste Claude Bernard est affirmatif : « Art Saint-Germain est un événement intéressant en ce sens qu’il regroupe cent vernissages de galeries qui drainent jusqu’à 30 000 visiteurs. » Durant quatre jours, le quartier est en fête et incite les galeries à proposer leur meilleure exposition de l’année. Patrice Trigano en profite pour rendre un hommage à Alberto Giacometti, projet qu’il nourrissait depuis la fin des années 1980. Une vingtaine de pièces allant des années 1940 aux années 1960 se répartissent entre sept sculptures, deux peintures et des dessins.
Marion Meyer fait découvrir au public français Piotr Kowalski, né en 1927 à Lvov (Ukraine). Mathématicien, puis architecte, il s’est orienté définitivement vers la sculpture à la fin des années 1950. Les sciences demeurent au centre de son œuvre : il manipula notamment la lumière et l’énergie magnétique, et plus tard les hologrammes ou le réseau Internet. Il fut aussi le premier à intégrer l’outil informatique et l’un des précurseurs de l’art technologique.
La sculpture est aussi à l’honneur chez Michèle Berthet-Aittouarès qui offre non pas ses murs, mais son sol à Étienne Viard. Né en 1954, ce dernier est d’abord céramiste, avant de se confronter au matériau plus rude et plus résistant qu’est l’acier. Après de multiples dessins et maquettes qui préludent à la réalisation finale, l’acier en barre ou en feuilles épaisses est découpé, modelé, puis plié à froid. Ses œuvres se déclinent par famille : les forêts, les profilés ou les lames. En traversant la rue, on découvre à la galerie Aittouarès (c’est le mari !) un ensemble consacré à la sculpture, de Camille Claudel à César, et accompagné de nombreux dessins préparatoires qui en expliquent le processus créatif.
La galerie Di Meo a fait le choix de Nunzio, artiste italien à la cinquantaine pimpante, qui conçoit des œuvres massives constituées de bois brûlé, de plomb et de bronze. Un héritage post Arte povera dans la lignée de cette enseigne spécialisée en art italien.

Art Saint-Germain, du 31 mai au 3 juin 2007, www.artsaintgermaindespres.com

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°591 du 1 mai 2007, avec le titre suivant : Art Saint-Germain

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