Dimanche 18 février 2018

Adriaen de Vries, rattrapé par l’histoire

L'ŒIL

Le 1 août 2008

Reconnu de son vivant comme l’un des plus grands sculpteurs de son temps, Adriaen de Vries (1556-1626) fut pourtant vite éclipsé – dès la fin du XVIIe siècle – par la réputation de son maître, Giambologna. Il faudra attendre 1989 pour que son œuvre sorte de l’ombre et soit enfin révélée au monde entier, après qu’une de ses sculptures soit vendue pour une somme record de 20 millions de florins. L’artiste, souvent qualifié de « pittoresque » ou encore d’« impressionniste », a su développer une grande maîtrise de l’anatomie, de l’équilibre et du contraposto. Son talent l’amènera à travailler pour l’empereur Rodolphe II et pour toutes les têtes couronnées d’Europe. Les 50 bronzes et 25 gravures et dessins présentés dans la galerie d’honneur du Rijksmuseum, représentent les trois quarts de son œuvre actuellement connue, avec notamment l’Apollon du Metropolitan Museum de New York. Le point culminant de l’exposition est constitué par la présentation de la Fontaine de Neptune – provenant des jardins du Palais suédois de Drottningholm – spécialement restituée pour l’événement. Un plongeon aux origines du baroque, accompagné d’un des sculpteurs hollandais les plus inventifs de son siècle.

AMSTERDAM, Rijksmuseum, jusqu’au 14 mars, cat. 350 p., 470 ill.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°504 du 1 mars 1999, avec le titre suivant : Adriaen de Vries, rattrapé par l’histoire

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