3 extensions de l’hyperréalisme

Par Manou Farine · L'ŒIL

Le 16 décembre 2010 - 206 mots

L’exposition autrichienne dissémine le corpus flottant de l’hyperréalisme dans la figuration au XXe siècle.

Au programme, des salles identifiées par thématiques, nus, carrosseries, portraits, et des associations avec :

Le Pop Art
Il n’est pas rare que les hyperréalistes soient exposés avec leurs prédécesseurs pop. Et après tout, tous produisent des images d’images. Mais là où les pop transforment sans distance et en toute légèreté pub et B.D., les hyperréalistes se limitent au référent photographique et au jeu de la mise à distance des icônes.

La Figuration narrative
Pendant ce temps-là, de l’autre côté de l’Atlantique, il y a les corps paysages du Suisse Franz Gertsch, les figures floconneuses de Gerhard Richter. Moins évident, le face-à-face tenté avec les acteurs de la Figuration narrative, d’Erró à Monory. Une prise en charge du réel plus frontale et politique, tout en tension et en narration pour une encore possible peinture d’histoire. Loin des peintures surfaces des hyperréalistes.

L’école de Düsseldorf
Les photographies exposées à Vienne ont toutes affaire à la peinture. À commencer par les compositions « presque documentaires » de Jeff Wall. C’est aussi le cas des portraits descriptifs de Struth ou Gursky. Mais qui eux n’en ont pas fini avec la profondeur sociologique de leurs images.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°631 du 1 janvier 2011, avec le titre suivant : 3 extensions de l’hyperréalisme

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