20 sep. - 03 fév. 12-13

Paris Musée Marmottan Monet

Rubens, Van Dyck, Jordaens et les autres - Peintures baroques flamandes aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique

Dans le cadre d’un partenariat avec les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, le Musée Marmottan Monet expose les chef-d’œuvres de la peinture baroque flamande du 17e siècle, point fort de la collection du musée bruxellois.

Après quarante ans de guerres de religion, le 17e siècle au Pays-Bas, s’ouvre avec le gouvernement des archiducs Albert et Isabelle de Habsbourg (1598-1621) et plus tard celui de l’archiduc Léopold Guillaume de Habsbourg (1647-1656). C’est une première moitié de siècle prospère où se développent les arts et le commerce. Un nouveau groupe de peintres apparaît dans la première moitié du siècle.

Rubens donne l’impulsion à une nouvelle peinture d’histoire, et renouvelle le portrait en axant sur la psychologie des personnages. Antoine Van Dyck, qui excelle dans le domaine, devient d’ailleurs portraitiste de Charles Ier d’Angleterre en 1632. S’inspirant des peintures de Bruegel l’Ancien, plusieurs peintres flamands, comme David Teniers le Jeune, David III Ryckaert et Gillis van Tilborch, vont faire de la peinture de genre leur spécialité dès les années 1630. Leurs compositions, souvent en extérieur, regroupent une multitude de personnages et d’objets. Pour la plupart résolument comiques, ces scènes ne sont pas sans rappeler les règles d’une bonne conduite chrétienne. La peinture de paysage est également renouvelée, aussi bien par ses thèmes et ses compositions que par ses couleurs. Hommage à la beauté du terroir, fusion entre une tradition flamande et le naturalisme idéalisé italien ou encore développement de la vue topographique les artistes flamands développent une tradition paysagiste nationale.

La nature morte enfin, dernier genre (et dernière section de l’exposition), caractérise peut-être le mieux le renouveau de la peinture aux Pays-Bas. Représentée dès l’Antiquité, la nature morte est un genre souvent aimé des peintres, leur permettant de prouver leur habileté technique. Pourtant, les règles du genre ne seront fixées qu’au 17e siècle, en grande partie par l’école flamande, qui mêle l’intérêt mimétique de la représentation des objets, et le symbolisme religieux du Moyen-âge.

L’exposition « Rubens, Van Dyck, Jordaens et les autres. Peintures baroques flamandes aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique » réunit une quarantaine d’œuvres dans un parcours thématique élaboré par Sabine van Sprang, conservatrice de la peinture flamande des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.

Informations pratiques
MUSÉE MARMOTTAN MONET

2, rue Louis-Boilly
Paris 75016
Ile-de-France
France

Contact
+33 (0)1 44 96 50 33

www.marmottan.com
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