Mardi 11 décembre 2018

23 mar. - 23 juil. 2012

Paris Musée Jacquemart-André

Le crépuscule des pharaons - Chefs-d'œuvre des dernières dynasties égyptiennes

Durant les dix siècles qui précèdent la conquête romaine, de 1069 à 30 avant notre ère, l’Égypte fait face à de nombreuses invasions. L’art égyptien, nourri d’une longue tradition pharaonique, conserve néanmoins tout son prestige auprès des nouveaux souverains étrangers, qui en altèrent légèrement certaines caractéristiques stylistiques. L’exposition attire pour la première fois l’attention sur les plus belles réalisations de cette période.

Plus d’une centaine de pièces exceptionnelles, issues de tombes ou de temples prestigieux, ont été prêtées par les plus grandes collections internationales d’antiquités égyptiennes. Ce sont ainsi des sculptures et des reliefs, des sarcophages, des masques funéraires, des objets de culte et des bijoux qui ont été confiés le temps d'une exposition au Musée Jacquemart-André, notamment par l’Ägyptisches Museum de Berlin, le British Museum, le Musée du Louvre, le Metropolitan Museum de New York ou encore le Kunsthistorisches Museum de Vienne.

Durant le dernier millénaire de l’histoire pharaonique, l’Égypte est successivement dirigée par des rois libyens (XXIIe dynastie), des « pharaons noirs » d’origine nubienne (XXVe dynastie) et des Perses (à partir de la XXVIIe dynastie), avant que les Grecs ne leur succèdent lors de la conquête d’Alexandre le Grand, en 332 avant notre ère. L’exposition s'attelle à explorer la production artistique des périodes tanite, libyenne, kouchite, saïte, perse, sébennytique et ptolémaïque.

Nélie Jacquemart (1841-1912), qui présidait d’une main ferme à l’enrichissement de sa collection, était amatrice d’art égyptien. Le couple de collectionneurs Jacquemart-André avait fait plusieurs voyages au Proche-Orient (au Caire, à Louksor et à Assouan, entre autres) et avait réuni plusieurs pièces de très belle facture, notamment des œuvres de la période saïte (672-525 avant notre ère), qui est considérée comme une véritable renaissance pour l’art égyptien.

Pour illustrer les dix siècles qui séparent la chute des derniers Ramsès de la triste fin de Cléopâtre VII, c’est un parcours thématique qui a été choisi. L’exposition guide les visiteurs depuis le monde des vivants et des morts, jusqu’à l’univers des dieux, à la jonction desquels se trouve le pharaon. La représentation de l’homme par les sculpteurs égyptiens est donc abordée à travers la perspective du dernier millénaire de l’histoire pharaonique, époque à laquelle la perfection technique semble atteinte. Trois salles de l’exposition sont consacrées au domaine funéraire et réunissent ainsi les objets traditionnellement présents dans la chapelle funéraire aux époques tardives. L’exposition s’attarde également sur l’image du pharaon, dont l’évolution est illustrée par des têtes royales contemporaines de chacune des époques. Les principales divinités de l’état égyptien sont représentées par des chefs-d’œuvre exceptionnels, tels que la statue d’Amon en or du Metropolitan Museum of Art, la grande effigie d’Osiris du Museum of Fine Arts de Boston, ou l’effigie de Bastet sous forme de chatte du British Museum.

Le commissariat est assuré par Olivier Perdu, égyptologue attaché à la chaire de Civilisation pharaonique du Collège de France et spécialiste de l’Égypte tardive.

Informations pratiques
MUSÉE JACQUEMART-ANDRÉ

158, boulevard Haussmann
75008 Paris
France

Contact
+33 (0)1 45 62 11 59

www.musee-jacquemart-andre.com
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