Jeudi 24 septembre 2020

14 mai. - 30 aoû. 2008

Paris Centre Wallonie-Bruxelles

Quadrum, international magazine of modern art (1956 - 1966)

Des œuvres d’artistes, la plupart spécialement créées pour l’occasion, illustraient chacune des couvertures des 20 n° de Quadrum. Outre celles-ci, dont certaines de toute beauté (la n°7 signée Pollock ou la n°14, Fontana), on nous présente plusieurs œuvres originales commandées à des artistes de renom (Vasarely, Hartung, Jorn, Michaux...) ainsi qu’une sélection de pièces représentatives de cette période issues des collections des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique et de collections privées.

D’entrée de jeu, on se sent entre de bonnes mains (bon accueil, belle scénographie, parcours cohérent, cartels clairs) sans, pour autant, qu’un trop grand didactisme vienne gêner notre liberté de cheminement. A l’entrée, Le guerrier, un bronze massif de Gilioli (1955), nous invite, avec ses facettes glissantes de patine noire, à promener notre regard d’œuvre en œuvre. On pénètre bientôt un corridor peint en jaune présentant des documents d’archives, des notes et correspondances témoignant de l’aventure passionnée et passionnante de l’art des 50’s et des 60’s puis, juste à côté, un ordinateur nous propose de consulter, sous forme numérisée, les 20 numéros de Quadrum.

C’est aussi avec plaisir qu’on établit un relais entre l’œuvre originale et sa reproduction sur papier glacé. Par exemple, et cela s’est un peu perdu à l’impression, on découvre que certains collages, à la technique mixte (Chillida, Rivers), sont en relief – c’est plastiquement intéressant à observer car on a ainsi vraiment l’impression que le processus de fabrication nous est révélé. En outre, les œuvres, toutes de qualité muséale, dialoguent magnifiquement entre elles. On prend un réel plaisir à revoir son Histoire de l’art et, parfois, à se laisser surprendre par la drôlerie de certaines pièces (façon Potato Chips in Bags, 1963, d’Oldenburg) ou par des séries de dessins farcesques hauts en couleur (Nanas, Saint-Phalle, 1966). Tout marche très bien ici, un très bon mixte étant trouvé entre pédagogie et libre contemplation. Bref, c’est vraiment une expo à faire ! Seul bémol, la Peinture (1962) optique d’Otto Piene (un noir de fumée sur toile) souffre d’un mauvais accrochage : juste au-dessus d’elle, une grille (de sécurité ?) vient parasiter notre regard - dommage, une simple cloison blanche aurait pu la masquer et ainsi donner à cette pièce envoûtante une meilleure visibilité.

Informations pratiques
CENTRE WALLONIE-BRUXELLES

127-129, rue Saint-Martin - Piazza Beaubourg
Paris 75004
Ile-de-France
France

Contact
+33 (0)1 53 01 96 96

www.cwb.fr
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