Samedi 14 décembre 2019

En temps de crise, des marchands d’art troquent leur galerie pour un box de stockage

Par LeJournaldesArts.fr · lejournaldesarts.fr

Le 9 janvier 2009 - 326 mots

NEW YORK (ETATS-UNIS) [09.01.09] – Certains marchands d’art achètent des boxes de stockage qu’ils utilisent comme une galerie, afin de réduire leurs coûts et de s’adapter à la crise économique.

A New York, certains marchands d’art n’hésitent pas à troquer leur coûteuse galerie pour un box de stockage moins élégant, mais aussi beaucoup moins onéreux, raconte Bloomberg. Le co-propriétaire de Gardner & Barr’s, Sheldon Barr, raconte pourquoi il préfère exposer les œuvres dans un espace sans fenêtres de 150m² à Cirker Hayes, plutôt que dans son ancienne galerie sur East 60th Street : « pas besoin d’installer un système antivol, on ne paie pas l’électricité et on n’a pas besoin de quelqu’un pour laver les vitres ». Le président de Cirker Hayes, Jack Guttman, fait payer à ses clients l’équivalent de 250 euros par m² pour un an.

Il raconte que deux collectionneurs d’art lui ont confié leurs œuvres, estimées à plusieurs millions de dollars, après les avoir retirées des galeries dans lesquelles elles étaient exposées. L’instabilité financière des galeries effraierait de plus en plus de propriétaires d’œuvres d’art, qui préfèrent la sécurité, la facilité et le moindre coût d’un box dans un entrepôt, qu’ils sont ensuite libres de transformer en showroom. « En ces temps de croissance ralentie, les gens veulent faire des économies », explique Guttman. « Nous leur offrons une alternative ».

John Mullane, qui a acheté l’entrepôt de stockage Transcon International, dans le quartier du Bronx, pour environ 60 millions d’euros il y a un an, prévoit de dépenser 4 millions supplémentaires pour faire des travaux de rénovation et d’aménagement, y installer des technologies de pointe comme une régulateur de température et une cave à vin. « La demande pour du stockage de qualité est forte, car les collectionneurs et les galeries voient leur budget réduire. Nous prévoyons que la récession assurera notre croissance ». Ses locaux abritent notamment les œuvre de quelques 200 clients, et même des Wharol, Hirst ou Prince.

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque