Vendredi 30 octobre 2020

Dossier

La tapisserie

Tapisseries de Babylone ou de Ninive dont nous ne gardons que le souvenir émerveillé des auteurs antiques ; vastes tentures enrobant de chaleur les tristes pierres des demeures médiévales ; “tapisserie éphémère”? de Frédéric Ollereau, moderne peau de chagrin subissant l’action des éléments... Objet de tous les mythes aussi : de l’interminable labeur de la Pénélope d’Homère à la fierté de la talentueuse Arachné d’Ovide, condamnée à ne tisser que des toiles invisibles et labiles. L’art des lices a derrière lui une histoire millénaire, où il adopte des formes et des fonctions multiples. Il connaît aussi des fortunes très diverses. Vénéré pendant des siècles par les grands du royaume, il est parfois considéré comme un “art perdu, laborieuse imitation terne et noire de la peinture”? – une opinion que partageaient les frères Goncourt. La tapisserie semble pourtant constituer, de l’avis de Claude Lévi-Strauss, la meilleure antidote aux murs de béton gris et froids...


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