Des spécialistes se penchent sur une écriture ancienne figurant sur des statues récemment découvertes au Soudan

Par LeJournaldesArts.fr · lejournaldesarts.fr

Le 19 décembre 2008 - 228 mots

SOUDAN [19.12.08]- La découverte de trois statues au Soudan pourrait permettre de déchiffrer la langue la plus ancienne de l’Afrique Sub-saharienne.

La découverte de trois statues anciennes au nord de Khartoum devrait permettre de déchiffrer une langue ancienne de l’Afrique Sub-saharienne. Le début des fouilles avaient débuté courant de l’année 2002, dix-sept ans après la découverte de la première statue par des paysans. Les trois statues de bélier, symbolisant le dieu Amon, ont été découvertes sur le site de el-Hassa à proximité d’un temple antique. Ce sont les inscriptions figurant sur l’une d’entre elles, dont le nom d’un roi jusque alors peu connu, qui concentrent l’intérêt des spécialistes.

Les inscriptions viennent de la langue mérotique, une des dernières écritures antiques qui « attend encore d’être interprétée », comme le rapporte Vincent Rondot patron de la section française du conseil des Antiquités au Soudan. Pour le moment, les spécialistes parviennent à prononcer les lettres, la langue mérotique étant une branche des langues parlées aujourd’hui au Soudan et en Egypte, mais leur signification reste toujours inconnue.

Il est, selon Vincent Rondot, « essentiel de déchiffrer les inscriptions », insistant sur le fait que « pour la première fois, les spécialistes disposent d’un texte complet ». Ces recherches pourraient conduire à comprendre l’une des plus anciennes langues écrites de l’Afrique Sub-saharienne et de mieux saisir, par ailleurs, l’importance de ce roi.

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