Mercredi 20 novembre 2019

Des dessins muraux de Michel-Ange visibles sur écrans à Florence en 2014

Par Margot Boutges · lejournaldesarts.fr

Le 12 juin 2013 - 420 mots

FLORENCE (ITALIE) [12.06.13] - En 2014, des dessins de Michel-Ange réalisés sur les murs de la basilique de San Lorenzo, qui témoignent de la période de rébellion de l’artiste à l’égard des Médicis, seront donnés à voir au public grâce à un dispositif multimédia. Découverts en 1975 dans les sous-sols de l'édifice, ils ne sont plus accessibles au public depuis des décennies.

Un projet de restitution virtuelle d'oeuvres de Michel-Ange inaccessibles au public, a été présenté le 10 juin 2013 à Florence par Monica Bietti, directrice de la Basilique San Lorenzo.

C’est dans une pièce souterraine de cet édifice florentin situé en dessous de la Sacristie Neuve qui abrite les tombeaux des Médicis sculptés par l’artiste, qu’ont été découverts des dessins tracés au fusain par Michel-Ange.

Retrouvés en 1975 lors des travaux de restauration de la basilique, ils ont été réalisés par le peintre/sculpteur au cours d’une période clef de son existence.

De juin à août 1530, Michel-Ange s’était en effet caché dans les sous-sols de la basilique San Lorenzo, craignant les représailles des Médicis. Il avait trahi la famille régnante en soutenant le peuple florentin qui avait, en 1527, chassé les Médicis du pouvoir pour instaurer la République.

En août 1530, Alexandre Médicis était placé au pouvoir après le siège mené par les troupes espagnoles commandées par un Charles Quint soucieux de contenter le pape Clément VII Médicis.

Logé dans la petite pièce de sept mètres sur deux, Michel-Ange a réalisé durant sa période d’isolement des esquisses de ses œuvres passées ou à venir : des souvenirs de son David, réalisé pour Florence entre 1501 et 1504 ; des études de sa Leda, tableau peint vers 1530 et aujourd’hui disparu, et des préfigurations de motifs que l’on retrouvera sur les sculptures de la Sacristie Neuve et sur les murs de la Chapelle Sixtine. Ces deux derniers chantiers lui sont commandés par un Clément VII qui a su, à l’égard du talent de l’artiste, pardonner ses actes de rébellion.

A côté d’une esquisse figurant la tête du Laocoon, sculpture grecque antique que Michel-Ange avait étudiée à Rome en 1506, les experts ont aussi identifié un autoportrait de l’artiste.

Inaccessibles aux visiteurs pour des raisons de sécurité et de conservation depuis des décennies, ces dessins seront visibles en 2014, à l’occasion du 450e anniversaire de la mort de l’artiste.

Ils seront intégralement restitués au travers des dispositifs multimédia comprenant 31 vidéos et écrans tactiles qui seront installés dans le Musée du Bargello, la Galerie dell’Accademia et la basilique de San Lorenzo.

Légende photo

Les dessins de Michel-Ange dans la salle secrète de la basilique de San Lorenzo (Florence) © Photo courtesy Polo Museale Fiorentino

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque