Dimanche 25 octobre 2020

Art contemporain

Théo Mercier - Artiste

Par Céline Garcia-Carré · L'ŒIL

Le 22 novembre 2017 - 353 mots

Artiste -  La trentaine récente et une percée fulgurante dans le milieu de l’art, Théo Mercier avoue cependant travailler « à l’ancienne ».

« Je m’apparente plus à un anthropologue des années 1930 qu’à un artiste 2.0. » À la virtualité du numérique, Théo Mercier préfère la réalité du voyage. Parti à Berlin, puis à la Villa Médicis à Rome, à New York et installé à Mexico depuis 2014, lui qui travaille aussi toujours à Paris le reconnaît : « Chaque départ “ailleurs” a été significatif pour moi. » S’inspirant de l’exotisme d’un nouveau « biotope », l’espace de l’atelier à chaque fois recréé devient le point d’ancrage essentiel à sa création : « Un lieu magique où les choses deviennent réelles. » Si important qu’il y consacre d’ailleurs l’exposition « Visite d’atelier, La fille du collectionneur » au théâtre Nanterre-Amandiers en 2017. Plasticien, Théo Mercier est aussi metteur en scène, deux pratiques qu’il met en miroir. D’une part, il dit anthropomorphiser l’objet inanimé, laissant le spectateur de l’exposition maître de la distance qu’il instaure entre lui et l’œuvre. À l’inverse, sur scène, il opère une réification des corps humains offerts au regard d’un spectateur cette fois-ci passif et plongé dans l’obscurité. Qu’il soit vestige, ruine, artefact ou reproduction, l’objet matérialise le lieu de bascule entre illusion et réalité, vrai et faux. Toutefois, après Le Verre d’absinthe de Pablo Picasso en 1914, Le Déjeuner en fourrure de Meret Oppenheim en 1936 et Totem de Jean-Luc Vilmouth en 1982, le travail de Théo Mercier peut-il agrandir le champ d’exploration d’une si vertigineuse filiation ?

1984
Naissance à Paris

2004
Premier voyage à Berlin pour étudier, premier atelier

2013
Premier spectacle Du futur faison table rase, Festival « Exit » à la Mac de Créteil

2014
Nominé au prix Marcel-Duchamp de la Fiac avec l’installation Je ne regrette rien

2017
Exposition « Pièces rapportées » jusqu’au 2 avril 2018 au Musée de l’homme, et spectacles Radio Vinci Park (2016) et La fille du collectionneur (2017) au théâtre Nanterre-Amandiers dans le cadre du festival « Les inaccoutumés » de la Ménagerie de verre

2018
Tournée en France des spectacles La fille du collectionneur (2017) et Radio Vinci Park (2016)

Thématiques

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°707 du 1 décembre 2017, avec le titre suivant : Théo Mercier - Artiste

Tous les articles dans Création

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque