Mercredi 8 décembre 2021

Bilan positif pour les 8e Journées internationales du film sur l’art au Louvre

Par Cléo Garcia · lejournaldesarts.fr

Le 4 février 2015 - 470 mots

PARIS [04.02.15] – Les 8e Journées internationales du film sur l’art, clôturées dimanche 1er février, ont remporté un franc succès auprès du public qui a répondu présent à l’appel. L’édition 2015 proposait une belle programmation.

Du 28 janvier au 1er février 2015 s’est déroulée la huitième édition des Journées internationales du film sur l’art (JIFA). Bien rempli pour l’occasion, l’auditorium du Louvre a accueilli un public qui allait et venait librement grâce au format « libre-service » de cette manifestation qui, pour six euros la journée, permet aussi bien de visionner un seul film que de camper à loisir dans l’auditorium pour assister aux projections et discussions qui se succèdent souvent sans interruption.

L’intérêt principal des Journées internationales du film sur l’art réside dans sa programmation qui ne consiste pas seulement en un florilège de films axés autour de la thématique artistique, mais offre bien plus l’opportunité de visionner des œuvres cinématographiques rares voire inédites, réjouissant aussi bien les amateurs d’art que les cinéphiles. Ainsi, le spectateur découvre ou redécouvre le regard de véritables monuments du cinéma français sur l’art et les artistes comme celui d’Alain Resnais racontant Van Gogh, Gauguin ou Guernica, ou encore l’art africain avec Chris Marker, mais fait également connaissance avec des talents moins célèbres grâce aux films plus récents, parfois inédits, montrés lors de ces journées.

Parmi eux, deux documentaires remarquables : The New Rijksmuseum d’Oeke Hoogendijk (2013) et Parce que j’étais peintre, l’art rescapé des camps nazis de Christophe Chognet (2014). Le premier raconte la restructuration du Rijksmuseum d’Amsterdam débutée en 2003, un chantier de dix ans que la réalisatrice a filmé patiemment pour offrir au spectateur une réelle immersion, sans filtre, disputes et reproches à l’appui, dans la redéfinition de ce que peut être un musée, à la fois en terme de collections mais également en terme d’espaces. De son côté, Parce que j’étais peintre, l’art rescapé des camps nazis enquête minutieusement sur la pratique artistique, par définition clandestine, dans les camps de concentration et d’extermination. Cette lourde thématique est abordée notamment grâce à une dizaine d’interviews d’artistes survivants parlant de leur travail et de leur vécu, mêlées à de magnifiques séquences centrées sur les œuvres. La caméra de Christophe Chognet prend son temps, se promène sur les dessins en reproduisant le regard contemplatif d’un passionné d’art et d’images. Elle filme des lieux comme l’entrée de Birkenau, ses murs, la mare aux cendres, l’intérieur des fours crématoires avec la même attention méticuleuse, comme pour en dresser un portrait aux images et au son très travaillés.

Ces huitièmes Journées internationales du film sur l’art ont également accueilli la première édition de Now You See Me !, un concours de courts-métrage né d’une initiative des Artists for Public Art 1777. Son objectif est de sensibiliser les gens à la protection des œuvres dans l’espace public.

Légende photo

Le Louvre - © Photo Benh Lieu Song - 2010 - Licence CC BY-SA 3.0

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque