Vendredi 14 décembre 2018

Trois questions à

Walter Veltroni, maire de Rome depuis 2001

« La modernité à grands pas »

Le Journal des Arts

Le 8 juillet 2005 - 364 mots

 Rome, jusqu’à la construction de l’Auditorium de Renzo Piano, n’était pas une ville ouverte à l’architecture contemporaine. Pour quelles raisons ?
Rome est une ville dont les caractéristiques sont uniques au monde. Son patrimoine historique et archéologique – qui n’en finit pas d’être mis au jour – est immense, car Rome est en soi une sorte de miracle archéologique. Imaginez donc l’attachement de la ville à l’égard de ce patrimoine sans équivalent. Rome au cours de son histoire s’est agrandie de manière parfois désordonnée, et il fallait par conséquent la protéger. Aujourd’hui, en revanche, nous pouvons parler d’une ville en mouvement, qui se modernise à grands pas.

On assiste depuis quelques années à une multiplication de projets architecturaux de grande envergure (le Centre des congrès de Fuksas, les musées d’art contemporain Macro et Maxxi, l’écrin de Richard Meier pour l’Ara Pacis…). À quoi ressemblera la Rome de 2015 ?
Son aspect sera bien différent de celui d’aujourd’hui. Pour la seule période 2005-2007, le programme de commandes publiques que nous avons défini représente 4,5 milliards d’euros et concerne 1 500 réalisations. Les plus importantes d’entre elles, en plus de leur valeur intrinsèque, auront des retombées concrètes sur la vie de la ville. Ainsi du pôle culturel et multimédia qui naîtra à l’emplacement des anciens mercati generali (projet de Rem Koolhaas), et contribuera à changer radicalement l’ensemble du quartier de l’Ostiense. Ou du Centre des congrès imaginé par Fuksas, qui donnera plus de poids à Rome sur le marché des foires et accroîtra son attrait en matière d’organisation d’événements internationaux. Je pense aussi, de façon plus générale, au retour de la grande architecture contemporaine internationale à Rome que vous avez évoqué… En 2015, Rome sera une ville où identité du passé et fascination pour le futur se mêleront en une unique expression.

Qu’attendez-vous de ces grands projets ?
Qu’ils contribuent à faire de Rome une ville plus accueillante et vivable, mais aussi une véritable métropole et une capitale à tous les égards. Je crois que cela se perçoit déjà, et je suis fier que des journaux étrangers de référence comme Le Monde et le Financial Times parlent dès à présent de « nouvelle Renaissance de Rome ».

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°219 du 8 juillet 2005, avec le titre suivant : Walter Veltroni, maire de Rome depuis 2001

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