RRP, le tri s’arrête

Par Le Journal des Arts · Le Journal des Arts

Le 11 septembre 1998 - 257 mots

Menacé de disparition, le Rembrandt Research Project (RRP) continue son tri dans les œuvres attribuées à l’artiste et vient d’établir avec certitude l’authenticité du Vieil homme au turban.

AMSTERDAM - Le RRP a tranché : le Vieil homme au turban, dont l’authenticité a souvent été remise en cause, est bien de la main du maître. “La probabilité que ce ne soit pas un Rembrandt est quasiment nulle”, a déclaré le professeur Ernst van de Wetering, directeur du projet. Représentant un vieillard au visage penché, le tableau a été peint autour de 1627 “avec une grande habileté” et “dans le style et la qualité de Rembrandt”. M. Van de Wetering estime qu’il rappelle également, sur de nombreux aspects, un autre Rembrandt, le Judas repentant. Mais, selon lui, la preuve décisive de l’authenticité de l’œuvre se trouve “avant tout dans la signature que le jeune peintre a utilisée, en l’occurrence RHL [...], et il a été prouvé que ce monogramme a été inscrit sur le tableau alors que la peinture était encore humide”.

En 1627, Rembrandt n’a que 21 ans. À cette époque, il utilise différents monogrammes pour signer ses œuvres, dont RHL pour Rembrandt Harmensz. van Leiden. Disparu depuis sa vente aux enchères à New York en 1956, le Vieil homme au turban est réapparu en 1995 dans une galerie d’Amsterdam, où il a été acheté par un particulier. En 1996, ce dernier l’avait remis  au RRP pour le faire expertiser. Rarement exposé, ce tableau pourra être admiré du 6 au 17 octobre, au Palais des expositions d’Amsterdam.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°66 du 11 septembre 1998, avec le titre suivant : RRP, le tri s’arrête

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