Samedi 17 novembre 2018

À qui le Pecci ?

Sept candidats en lice pour Prato

Le Journal des Arts

Le 22 novembre 2002 - 431 mots

À Prato, la succession de Bruno Corá à la direction artistique du Centre d’art contemporain Luigi Pecci est ouverte. Le poste semble attirer quelques figures phares de la profession. Parmi les
candidatures retenues figurent celles de deux français, Daniel Soutif et Denys Zacharopoulos. La décision devrait être prise avant la fin de l’année.

PRATO. Le centre pour l’art contemporain Luigi Pecci est à un tournant de son histoire. Avec l’actuelle exposition dédiée à Mimmo Paladino, Bruno Corà, son directeur artistique, quitte son poste, après un mandat de trois ans renouvelé deux fois et prolongé d’un an. Depuis des mois, des bruits courent sur la succession de Corà, mais la décision finale se fait attendre. Elle revient au président du Centre, Fabrizio Mattei, maire de la ville, et aux membres du conseil d’administration nommé en août dernier. Tous ont fait savoir que “ce choix sera nourri par la consultation de divers secteurs culturels de la ville, voisins des thématiques de l’art contemporain”. Cela signifie que de nombreux avis comptent, des amis du musée aux représentants de la chambre de commerce en passant par celui des plus influents, les industriels. Le conseil étudie donc actuellement les projets sélectionnés à la fin du mois de septembre dernier. Si aucune tendance ne se décide pour l’instant, le maire a indiqué que le choix serait fait rapidement, selon toute probabilité avant la fin de l’année.
Les candidats sont, eux, connus, Italiens ou étrangers ayant déjà travaillé avec l’Italie, tel Daniel Soutif, ancien directeur du Développement culturel du Centre Georges-Pompidou, à Paris, et commissaire d’expositions internationales comme “Le Temps, vite !”. Autre français sur les rangs, Denys Zacharopoulos, qui a été conseiller de Jan Hoet pour la Documenta IX et a dirigé le centre d’art de Kerguéhennec avant de devenir inspecteur général à la délégation aux Arts plastiques, un poste qu’il a quitté voilà deux ans. Comme Soutif, il a de nombreux liens avec l’Italie. Fujumi Namioka est, lui, japonais, mais il réside en Toscane et a été commissaire au centre Luigi Pecci de l’exposition “Senritsumirai”. Quant à l’Allemand Veit Lohers, directeur artistique du Museum Fredericianum de Cassel, conservateur du Musée Abteiberg de Mönchengladbach, il est aussi conseiller pour les arts visuels au Goethe Institut. Enfin, parmi les candidats italiens à la reprise, on trouve Raffaele Gavarro qui a organisé au Pecci l’exposition “Futurama”, Demetrio Paparoni, ancien directeur de la revue Tema Celeste, et Sergio Risaliti, ancien directeur du Palazzo delle Papesse à Sienne. Il est par ailleurs l’unique “pratese” en lice. Saskia Bos, actuelle directrice de la Fondation De Appel d’Amsterdam, a, elle, retiré sa candidature.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°159 du 22 novembre 2002, avec le titre suivant : À qui le Pecci ?

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