Dimanche 16 février 2020

PORTRAIT

Marion Papillon, galeriste : De Choices au Comité professionnel des galeries d’art

Par Alexia Lanta Maestrati · Le Journal des Arts

Le 2 janvier 2020 - 490 mots

1975 Naissance de Marion Papillon. Une quinzaine d’années plus tard, sa mère, Claudine Papillon lance sa propre galerie, la Galerie Claudine Papillon. Tout au long de ses diverses expériences dans le secteur culturel, au service de la communication au Centre Pompidou, à l’ambassade de France à Moscou, ou dans un cabinet d’architecture, Marion offre ponctuellement son aide à la galerie. « Elle a fait sa première vente à Art Basel à dix-sept ans, et me donnait des coups de main de temps à autre, bien avant de travailler officiellement à la galerie », se souvient Claudine Papillon.

2007 Quand l’assistante de Claudine quitte la galerie, sa fille s’associe officiellement à elle. Leur façon de travailler ? « Naturelle », s’amuse Marion. La ligne artistique est désormais décidée à deux, tout en conservant ses fondamentaux : la poésie et l’humour. Sont présentés les artistes historiques de la galerie, tels qu’Erik Dietman et des recrues plus récentes comme Elsa Sahal, en 2009.

2014 Marion Papillon prône la solidarité entre galeries et crée l’association Choices et le Paris Gallery Weekend. Sur le modèle du Berlin Gallery Weekend, référence en la matière, une cinquantaine de marchands organisent des événements afin de faire (re)venir les collectionneurs dans leur galerie. « Obtenir l’adhésion et l’engagement de mes confrères pour chacune des éditions du Gallery Weekend était non seulement une grande fierté, mais surtout la preuve que les galeries peuvent se fédérer pour valoriser leur dynamisme à échelle internationale », explique Marion Papillon. La même année, elle devient vice-présidente du Comité professionnel des galeries d’art (CPGA).

2016 La Galerie Claudine Papillon célèbre ses vingt-sept ans, et change de nom, devenant la Galerie Papillon. « Au début, je ne souhaitais pas ce changement, j’avais l’impression de prendre la place de ma mère, et je considérais que la galerie avait son histoire et son ADN, celui de Claudine. Mais cela faisait dix ans que j’étais là », souligne Marion. L’exposition des vingt-sept ans marque l’empreinte de cette dernière, en invitant une nouvelle génération d’artistes. Elle propose ainsi « 3 x 9 artistes », neuf artistes de la galerie, auxquels s’ajoutent neuf plasticiens invités et neuf jeunes talents non représentés, dont certains sont restés à la galerie, comme Raphaëlle Peria.

2019 Grande année pour la Galerie Papillon. De retour à la Fiac après plusieurs années d’absence, elle célèbre dans la foulée ses trente ans. L’exposition anniversaire, « 30 ans pile ! » est très ancrée dans le présent, avec les artistes que la galerie représente et des artistes invités.

En décembre 2019, Marion est élue, avec 92 % des suffrages recueillis, présidente du Comité professionnel des galeries d’art, succédant à Georges-Philippe Vallois. Les sujets à défendre sont nombreux, à l’instar des seuils d’exportation ou de la définition d’une œuvre d’art. Mais un des sujets qui lui tient particulièrement à cœur est la valorisation de la scène française : « Le constat est que, bien que des choses se fassent depuis quelques années, nous n’arrivons pas à améliorer la visibilité des artistes français même nationalement. »

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°536 du 3 janvier 2020, avec le titre suivant : Marion Papillon, galeriste : De Choices au Comité professionnel des galeries d’art

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