Dimanche 21 juillet 2019

Art contemporain

L’Ermitage ouvre une antenne consacrée à l’art contemporain à Moscou

Par Séverine Petit · lejournaldesarts.fr

Le 16 mars 2015 - 427 mots

SAINT-PETERSBOURG (RUSSIE) [16.03.15] - Le célèbre musée de Saint-Pétersbourg poursuit sa stratégie de développement du « Grand Ermitage » après l’ouverture d’antennes à Amsterdam et Venise mais également en Russie, à Vyborg près de la Finlande et à Kazan, capitale du Tatarstan.

Musée de l'Ermitage Saint-Pétersbourg Russie
Musée de l'Ermitage au coeur de Saint-Pétersbourg en Russie

Un protocole d’intention a été signé début mars 2015 entre le directeur général de l’Ermitage, Mikhaïl Piotrovski et Andreï Moltchanov, représentant du conseil des directeurs de la société Groupe LSR. L’entreprise pétersbourgeoise, acteur du marché de la construction immobilière en Russie, va réaliser un nouveau centre d’exposition, pour le moment baptisé « Ermitage-Moscou ».

Le Groupe LSR prend en charge la conception, l’ingénierie et la construction du bâtiment et garantit l’infrastructure et la logistique. Toutes les étapes se feront en accord avec la direction de l’Ermitage. Le contenu du nouveau centre sera, quant à lui, défini par le musée. A priori, il sera consacré à l’organisation d’expositions temporaires, à des activités d’éducation du public et d’information. Le bâtiment restera la propriété du groupe LSR mais l’exploitation sera exclusivement du ressort de l’Ermitage qui concède le droit d’utiliser le nom du musée.

Le lieu d’implantation de la nouvelle annexe de l’Ermitage est l’ancienne usine de construction automobile ZIL (Zavod Imeni Likhatchiova), à Moscou. Le Groupe LSR y est chargé d’un projet de redéveloppement pour les 65 hectares de zone industrielle. Le bâtiment y occupera une surface d’environ 10 000 m² et sera construit par l’architecte canadien Hani Rashid, fondateur avec Lise-Anne Couture du bureau de recherche Asymptote, à New York. L’édifice devrait être construit en 2018 et l’ouverture du centre se ferait une à deux années plus tard. L’investissement financier total pour la construction du site tournerait, selon Andreï Moltchanov, autour de 3,5 à 4 milliards de roubles (entre 50 et 60 millions d’euros).

Le nouveau centre sera consacré à l’art contemporain, en réponse à la stratégie de développement mise en place par Mikhaïl Piotrovski, le « Grand Ermitage » quelque fois également appelé « Ermitage 20/21 ». Pour le directeur de l’institution pétersbourgeoise, cité par Kommersant, le nouveau centre a vocation à coopérer avec les musées de Moscou et n’exposera pas seulement des artistes internationaux mais aussi locaux et a fortiori moscovites et pétersbourgeois. Mikhaïl Piotrovski a également souligné que l’antenne moscovite n’était pas un compromis avec le Musée des Beaux-arts Pouchkine, l’équivalent de l’Ermitage à Moscou. En effet, l’ancienne directrice du musée Pouchkine, Irina Antonova, avait œuvré pour le retour des collections d’Ivan Morozov et Sergueï Chtchoukine à Moscou. Les deux institutions prépareraient d’ailleurs une exposition sur Chtchoukine qui devrait être présentée à Paris.

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