Le trop lourd poids de l’amour

Par Christine Coste · L'ŒIL

Le 10 octobre 2014 - 177 mots

Initiative - Le pont des Arts a été le premier pont de Paris à voir, à la fin des années 2000, ses éléments grillagés obscurcis et alourdis par des « cadenas d’amour ». Depuis, le phénomène épidémiologique s’est propagé à d’autres ponts de la capitale et de villes européennes sans qu’aucune municipalité n’arrive à enrayer leur invasion, ni à sensibiliser sur leurs atteintes au patrimoine ou sur la menace que leur poids constitue. Selon la Mairie de Paris, ce sont plus de 700 000 cadenas qui ont été accrochés en quelques mois. Après avoir dû remplacer à plusieurs reprises des panneaux grillagés du pont des Arts pour alléger l’ouvrage d’une charge qu’il ne peut supporter, chaque panneau portant près de 500 kg de cadenas, la municipalité expérimente le panneau vitré. Trois panneaux ont été installés pour l’instant sur les quinze panneaux grillagés qui ont dû être retirés. Pourquoi si peu ? De son côté, l’opération numérique #LoveWithoutLocks lancée afin de proposer aux amoureux de sceller leur union plutôt par un selfie ne semble pas véritablement les convaincre.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°673 du 1 novembre 2014, avec le titre suivant : Le trop lourd poids de l’amour

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