L’art libéré de ses fers

Salamanque réhabilite une de ses prisons en lieu d’expositions

Le Journal des Arts

Le 25 janvier 2002

Capitale européenne de
la culture en 2002
à l’instar de Bruges, inscrite au patrimoine de l’humanité par l’Unesco en 1988, Salamanque s’apprête
à inaugurer un centre
d’art aménagé dans une ancienne prison, qu’une
riche programmation animera tout au long de l’année.

Salamanque (de notre correspondant) - En cours de construction, le Centre d’art de Salamanque sera un des lieux phares de cette cité espagnole historique. Consacrée à l’art émergent, cette institution aspire à devenir l’emblème de la capitale européenne de la culture 2002. Désaffectée, la prison que le centre va occuper, représentait l’occasion de développer un nouveau pôle culturel à Salamanque. Optant pour une réhabilitation et une extension de l’ancienne prison, l’architecte Horacio Fernández del Castillo Sainz a conservé la façade d’origine du bâtiment et les portes des cellules. L’espace central d’exposition respecte certains des pavillons de cette ancienne prison et permet de profiter d’une conception architecturale visant à favoriser une visibilité maximale de l’espace. Le réaménagement a ainsi transformé ce lieu de vigilance en un environnement d’expositions modulable. Quelque 1 800 m2 seront consacrés aux expositions, tandis que les réserves comptent un total de 400 m2. Outre une bibliothèque, un restaurant, une salle de conférences, le Centre d’art de Salamanque accueillera une collection permanente qui sera constituée au fil des expositions.
Toutefois, la structure administrative de cette nouvelle institution n’a pas encore été mise en place. Compte tenu de ces incertitudes, la programmation des expositions n’a été établie que pour l’année en cours. Lorna Simpson (du 25 avril au 23 juin), Mona Hatoum (du 10 juillet au 1er septembre), Marina Núñez (du 12 septembre au 3 novembre) et Laura Ford (du 2 octobre au 10 novembre) bénéficieront d’expositions personnelles au Centre d’art de Salamanque. Dédié à la peinture, le cycle “Malaises” présentera des œuvres de James Rielly, Djamel Tatah et Guy Van Bossche. Plus orienté vers la culture visuelle, un troisième cycle d’expositions alliera des projets collectifs à des rétrospectives individuelles. L’exposition collective “Regards croisés” comptera des œuvres de William Klein, Robert Doisneau, Shoji Ueda et Seydou Keïta, tandis que la septième édition de “Imago”, un classique des rencontres photographiques et vidéo, se déroulera cette année du 25 juin au 4 août. Des expositions personnelles rendront hommage aux œuvres d’Henri Cartier-Bresson dans le cadre des “Européens” et permettront de découvrir des artistes moins connus telle la photographe grecque Voula Papaïannou.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°141 du 25 janvier 2002, avec le titre suivant : L’art libéré de ses fers

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