Trois questions à

Elsa Francès

directrice de la Cité du Design de Saint-Étienne

Par Sophie Flouquet · Le Journal des Arts

Le 24 avril 2008

« être un acteur du développement du design français »

Quand la Cité du Design de Saint-Étienne ouvrira-t-elle ?
La rénovation des bâtiments de l’ancienne Manufacture d’armes sera achevée à la fin de l’été et la construction de la Platine, par l’architecte Finn Geipel, à la fin 2008. La Cité du Design ouvrira dans le courant de l’année 2009. Nous avons un peu repoussé son inauguration afin de dissocier cet événement de la Biennale Internationale Design 2008, qui se tiendra du 15 au 30 novembre sur le site de la Cité du Design – ancienne Manufacture d’armes de Saint-Étienne.

Quel sera le contenu de la Cité du Design ?
La Cité du Design sera un outil au service de l’innovation. Elle regroupera l’École supérieure d’art et de design de Saint-Étienne ; un pôle de recherche appliquée qui sera au service des professionnels et des acteurs économiques et qui abritera notamment une matériauthèque de recherche et une médiathèque. La Cité du Design organisera, par ailleurs, des actions de valorisation, outre la Biennale Internationale Design Saint-Étienne, par le biais d’expositions destinées aux professionnels ou au grand public. Notre objectif est double : porter un projet de développement du territoire par la création ; être un acteur du développement du design français. La Cité du Design est un peu atypique par rapport aux organismes de promotion pure qui peuvent exister à l’étranger. Nous sommes un centre de ressources créatif, tourné vers la recherche. Notre mission est de convaincre les acteurs économiques de l’importance du design. En France, le design arrive toujours en fin de course, comme la cerise sur le gâteau, alors qu’il devrait être une valeur intrinsèque de la conception.

Pourquoi ne pas y avoir conçu d’espace muséal ?
Le Musée d’art moderne de Saint-Étienne abrite déjà la seconde collection française de design. La ville compte aussi le Musée d’art et d’industrie. Il n’était donc pas nécessaire de créer un troisième outil à l’échelle de la ville, mais plutôt d’établir des synergies entre ces établissements.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°280 du 25 avril 2008, avec le titre suivant : Elsa Francès

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