Dix ans après sa mort, Salvador DalÁ­ joue encore le grand perturbateur

Authentification des œuvres, droits de reproduction, fausses estampes... son héritage est l’enjeu d’une féroce bataille juridique qui oppose la Fundació Gala-Salvador DalÁ­ et la société Demart

Par Martin Bailey · Le Journal des Arts

Le 17 décembre 1999

Dix ans après sa mort, Salvador DalÁ­ continue de semer le chaos. Une bataille juridique oppose la Fundació Gala-Salvador DalÁ­ à la société Demart à propos d’une partie de son héritage, qui met en jeu les millions de dollars des droits de reproduction, l’avenir de centaines de milliers de fausses estampes et l’authentification de ses œuvres. Enquête dans la nébuleuse DalÁ­.

Deux organismes, créés avec le soutien de Dalí, s’affrontent : d’un côté, la Fundació Gala-Salvador Dalí chargée de la gestion de son “Théâtre-Musée”, à Figueras, sa ville natale ; de l’autre, la société Demart dirigée par Robert Descharnes, l’ultime secrétaire de Dalí, qui était chargée de gérer ses droits de propriété intellectuelle. Descharnes a commencé sa carrière en tant que photographe ; il a rencontré l’artiste en 1950 et a veillé sur lui à la fin de sa vie, en compagnie du peintre Antonio Pitxot et de l’avocat Miguel Domenech.

Depuis la mort de Dalí, la fondation a émis de nombreuses critiques sur les opérations réalisées par Demart, l’accusant de faillir à ses obligations. La Fundació Gala-Salvador Dalí, qui bénéficie de l’appui de l’État espagnol, remet en question les droits de la société Demart, mais celle-ci a décidé de riposter. Les deux parties sont intimement convaincues qu’elles servent au mieux les intérêts de Dalí. Robert Descharnes a même entrepris d’écrire une série de “lettres ouvertes” à l’artiste défunt. Dans l’une des plus récentes – qui commence par “Cher Salvador Dalí” – il accuse la fondation de “mensonges, de pressions, de menaces, de commerce sous influence, de terrorisme intellectuel et de spoliation”, autant de charges qu’elle rejette avec véhémence. La fondation a d’ailleurs fait connaître sa détermination à “défendre l’intégrité de l’héritage de Dalí partout dans le monde”, tout en préservant “l’honneur et le renom de cet artiste de génie”.

Demart a été fondée en 1985 et, l’année suivante, Dalí a signé un accord avec Robert Descharnes lui confiant “la gestion intégrale de tous ses droits de propriété intellectuelle” jusqu’en 2004. En 1987, y était ajouté un amendement spécifiant que les uniques bénéficiaires de la société seraient l’artiste (jusqu’à sa mort) et la fondation. Lorsque Dalí a signé le contrat amendé, il était âgé de 82 ans et son écriture maladroite trahit un état de santé préoccupant. Il est mort le 23 janvier 1989, laissant Demart entre les mains de Robert Descharnes et de ses associés.

Trois ans avant la création de Demart, Dalí avait créé la Fundació Gala-Salvador Dalí, qui devait, entre autres, assurer la gestion de son Théâtre-Musée. Il a présidé la fondation et a géré le musée en y ajoutant son inimitable touche personnelle. “À l’époque où Dalí dirigeait le musée, sa structure n’était pas vraiment organisée, mais il le dirigeait avec son imagination créative”, explique Antonio Pitxot, son directeur actuel. Parmi les autres attributions de la fondation, l’une est similaire à celle de Demart : “protéger et défendre... la production artistique, culturelle et intellectuelle de Salvador Dalí”.

La force de Dalí résidait dans sa créativité artistique, non dans son aptitude à la gestion et, après sa mort, la fondation a connu quelques difficultés. En décembre 1991, Ramón Boixadós, lui aussi né à Figueras, en a été élu président. Cet ancien directeur des Chemins de fer espagnols, qui avait pour tâche de redresser la situation, s’est rapidement trouvé confronté à Demart. Théoriquement, les deux organismes devaient travailler en tandem : la société était supposée assurer un revenu qui participerait au financement de la fondation, mais, du fait de coûts d’exploitation trop élevés, elle générait des bénéfices insuffisants. Entre 1992 et 1994, de nombreux pourparlers ont eu lieu entre Robert Descharnes et la fondation, sans qu’un règlement puisse être trouvé entre les parties. En septembre 1994, la fondation a essayé de prendre le contrôle de la gestion des droits de Dalí, mais Demart a résisté. Le mois suivant, la fondation a destitué Robert Descharnes de son titre d’administrateur à vie, bien qu’il ait été nommé par Dalí en personne. Ramón Boixadós a alors sollicité l’intervention du gouvernement espagnol et, le 25 juillet 1995, le ministre de la Culture a décidé que la gestion des droits serait confiée à la fondation. Demart a fait appel et la décision a été provisoirement suspendue en février 1996, mais, en mars 1997, le Conseil d’État a maintenu la décision. La société a relancé une procédure d’appel, cette fois devant la Cour suprême, qui a confirmé la l’arrêté ministériel le 13 juillet 1999.

Des produits qui desservent l’artiste
Quelles sont les raisons qui ont incité la Fundació Gala-Salvador Dalí à vouloir contrôler les droits de l’artiste ? Dans un entretien accordé à notre partenaire éditorial, The Art Newspaper, Margarita Ruiz Combalía, conseiller de la fondation sur les questions de propriété intellectuelle, a formulé quatre accusations principales à l’encontre de Demart, réfutées par Robert Descharnes :

- Demart n’a pas publié ses comptes régulièrement, pas plus que les copies des contrats. À l’exception de quelques renseignements communiqués en 1994, la société n’a donné que peu d’informations comptables pour les années quatre-vingt-dix. Robert Descharnes réplique que Demart a communiqué des informations au gouvernement espagnol en 1994, mais que la production de documents administratifs a dû être suspendue “lorsque la fondation a entrepris une action juridique contre [notre] société”.

- Demart n’a reversé aucun bénéfice à la fondation. Or, Dalí voulait qu’une partie des bénéfices de Demart servent à financer une partie des activités de la fondation. Descharnes rétorque que les frais de justice engagés dans la lutte contre les faux Dalí sont extrêmement élevés. Certaines années, la société a réalisé des bénéfices relativement faibles qui n’ont fait que compenser les pertes d’autres exercices. Il ne prévoit pas de reverser ses bénéfices à la fondation, ajoutant qu’ils “serviront à compenser des pertes ou à financer d’autres projets culturels relatifs à Dalí”.

- Demart autorise certaines sociétés à utiliser le nom de Dalí pour des produits qui desservent l’artiste. Par exemple, un parfumeur français a utilisé le nom de Dalí, mais depuis peu, il apparaît aussi sur des flacons de déodorant... Demart a également signé un contrat au Japon avec Sony Creative Products, autorisant l’utilisation du nom pour une liste de produits, dont des sous-vêtements. Robert Descharnes rejette ces griefs et rappelle que la fondation a permis que le nom de Dalí soit utilisé sur des produits d’alimentation.

- Si Demart avait su exploiter le marché et trouver des produits intéressants, les droits produiraient des bénéfices beaucoup plus élevés. Selon Margarita Ruiz Combalía, ils devraient représenter au moins 300 millions de pesetas (près de 12 millions de francs) par an. Là encore, Robert Descharnes explique que les bénéfices ont pâti des frais engagés dans les poursuites judiciaires pour la lutte contre les faux Dalí et dans la procédure qui l’oppose à la fondation.

Cet été, le roi d’Espagne s’est personnellement impliqué dans l’affaire, en tant que président d’honneur de la fondation. Le 28 juin – deux semaines à peine avant la date du verdict de la Cour suprême sur le bien-fondé de l’ordre ministériel – Juan Carlos, en visite officielle au Théâtre-Musée de Figueras, a prononcé un discours dans lequel il soutenait l’action entreprise contre Demart. “La fondation est l’unique administrateur au monde de l’héritage et des droits de propriété intellectuelle et industrielle du maître Dalí”, a-t-il déclaré. Robert Descharnes a immédiatement rédigé une autre lettre ouverte au défunt Dalí, accusant les “manipulateurs putréfiés de Figueras” d’utiliser le roi. Mais si, le 13 juillet, la Cour suprême a confirmé la décision ministérielle, ce n’est certainement pas sous l’influence du discours royal. Puisque l’affaire concerne les droits de propriété intellectuelle, elle doit être portée devant une juridiction civile et non devant les tribunaux administratifs, ce qui implique une autre bataille juridique. Le 22 septembre, à Madrid, Demart a entamé une procédure. “Nous intentons un procès au gouvernement espagnol devant les tribunaux civils nationaux”, a expliqué l’avocat de la société, José Briones. Il faudra encore un ou deux ans avant que l’affaire soit jugée et, quel que soit le verdict, nul doute que le perdant fera appel, ce qui représentera vraisemblablement deux années d’attente supplémentaires. Ainsi, l’affaire des droits de propriété intellectuelle risque de ne pas être réglée avant 2003, soit un an avant la fin du mandat de Demart, conformément au contrat d’origine signé en 1986.

500 000 feuilles vierges signées ?
De son côté, la fondation a engagé en début d’année une action au Canada, afin d’obtenir la dissolution du Salvador Dalí Pro Arte Trust, basé à Fredericton (province du Nouveau Brunswick), avançant que le Trust n’avait pas respecté ses obligations. Pour l’instant, le tribunal canadien se refuse à dissoudre le Trust. Elle a également recours à la justice pour obliger Demart à produire des informations comptables supplémentaires. Cette action a plus de chance d’aboutir, mais la société résistera tant qu’elle ne sera pas assurée que la fondation n’utilisera pas ces informations pour lancer d’autres attaques. La lutte opposant les deux parties est donc loin d’être terminée, et chacune revendique son droit à récupérer les droits de reproduction des œuvres de Dalí. Il y a deux ans, la fondation a signé un contrat avec Visual Entidad de Gestión de Artistas Plásticos, l’agence espagnole de gestion des droits d’auteur qui travaille en collaboration avec des agences similaires à l’étranger. Mais dans certains pays, tels l’Allemagne, la Suisse et le Japon, les paiements sont toujours effectués à Demart, alors que ceux-ci devraient être déposés sur un compte bloqué en attendant le règlement judiciaire.

Dalí est l’artiste le plus contrefait de toute l’histoire de l’art, comme en témoigne la pléthore de fausses lithographies, estampes, gravures sur le marché... Pour la plupart, ces faux datent des années soixante, époque à laquelle Dalí a commencé à signer des feuilles vierges à l’attention de ses éditeurs. Selon Margarita Ruiz Combalía, il aurait signé moins de 30 000 feuilles vierges, mais l’ancien secrétaire de l’artiste, Peter Moore, affirme que le nombre de feuilles vierges qu’il a signées est nettement plus important et pourrait se chiffrer à 500 000. La variété des faux Dalí est étonnante : certains sont des impressions originales avec une signature contrefaite, d’autres des faux avec une signature authentique (réalisés sur des feuilles pré-signées) ; d’autres encore sont des faux avec une signature contrefaite. Le terme d’“édition limitée” est souvent trompeur puisqu’il peut exister différents jeux : un pour les États-Unis, un pour la France et pour le Japon. Tout cela est une manne pour les marchands sans scrupules, et l’avocat américain de Dalí avait autrefois estimé que, pour les États-Unis seulement, les faux en circulation à la fin des années quatre-vingt représentaient un marché de 600 millions de dollars (plus de 3,5 milliards de francs).

Même si les bénéfices sont assurés par les droits de reproduction, un aspect très important de la gestion des droits de propriété intellectuelle concerne la lutte contre les faux. Jusqu’à très récemment, c’est Demart qui menait la bataille, et Robert Descharnes peut s’enorgueillir de plusieurs victoires. Il y a deux ans, une affaire portée devant la justice dans l’État de New York a donné lieu à des poursuites judiciaires et à la saisie de 70 000 estampes. En mars 1999, le tribunal de Valence, en France, a ordonné la destruction de 90 000 estampes. Ces deux affaires étaient extrêmement complexes, et les enquêtes menées par la Brigade des fraudes ont duré plusieurs années. Cependant, malgré les efforts de Demart, la fondation a jugé que les actions entreprises étaient insuffisantes et lancé son propre programme “anti-faux”. Margarita Ruiz Combalía qualifie de “sale boulot” cet aspect de son travail. Elle vient de mettre sur pied une nouvelle stratégie : d’abord, rechercher les faux qui circulent en Espagne, puis s’attaquer à l’étranger. “On lance un pavé dans la mare et l’on regarde les ondes se propager”.

La première cible de la fondation est Peter Moore, secrétaire de Dalí du début des années soixante au milieu des années soixante-dix. Ce capitaine irlandais, qui revendique une brillante carrière dans les services de renseignements pendant la guerre, est aujourd’hui âgé de quatre-vingts ans. Il ne cache pas le fait qu’il est devenu riche grâce à Dalí, ni que son manoir à Port Lligat est considérablement plus vaste que celui de son ancien patron. Peter Moore et son épouse sont propriétaires du musée Dalí de Cadaqués : le Perrot-Moore Art Centre. Il y aurait vendu de fausses estampes à des prix avoisinant les 170 000 pesetas (6 700 francs). La plupart des preuves réunies par la fondation proviennent de Quim Miró, son ancien assistant. Le 27 avril, la police a fait des perquisitions à la fois dans la résidence de Peter Moore, dans son musée et dans un entrepôt de Cadaqués : près de 10 000 estampes ont été saisies. Peter Moore s’indigne ; il affirme que le lot ne contenait pas de faux et que si quelqu’un au monde n’a aucune raison de détenir des faux, c’est bien lui, puisqu’il dispose d’un fonds considérable d’authentiques Dalí. Il ajoute que lorsqu’il travaillait pour Dalí, il percevait, tout à fait normalement, 10 % de la valeur des contrats qu’il avait négociés : “S’il s’agissait d’estampes, j’étais rémunéré en nature et j’avais droit à un pourcentage prélevé sur la quantité d’exemplaires imprimés”. Il rappelle qu’il a assisté à la production et à la signature de nombre d’estampes ; c’est pourquoi il est certain que celles qu’il possède sont authentiques.

L’affaire Moore sera vraisemblablement portée devant le tribunal d’instance de Figueras, dans un an ou deux. Cependant, l’histoire pourrait bien prendre une autre tournure. Si les relations entre Robert Descharnes et Peter Moore ont été plutôt tendues, les deux hommes affrontent aujourd’hui le même ennemi : la Fundació Gala-Salvador Dalí. Peter Moore a déclaré qu’il comptait sur Descharnes pour apporter la preuve de l’authenticité de ses estampes. Et ce dernier semble d’accord sur le principe : “J’ai demandé, par l’intermédiaire de mon avocat, davantage d’informations concernant les estampes de Moore”.

Un photographe ou un historien de l’art ?
Jusqu’à présent, Descharnes était considéré comme l’expert mondial de Dalí. Il a signé les deux ouvrages les plus complets consacrés aux peintures : Salvador Dalí : l’œuvre, l’homme, ainsi qu’un ouvrage en deux volumes chez Taschen (1 600 illustrations). Il a également réuni une formidable banque d’images et de données, et son avis est souvent sollicité par de grandes maisons de vente, dont Christie’s et Sotheby’s. Il déclare qu’il authentifie quelque 250 peintures et dessins par an. Mais son autorité est discutée par la fondation ; pour Margarita Ruiz Combalía, “c’est un photographe, pas un historien de l’art”. En 1994, peu de temps après la rupture avec Demart, la fondation a créé sa propre commission d’expertise, composée de trois membres du conseil d’administration (Antonio Pitxot, Ana Beristain et Cesáreo Rodríguez-Aguilera) et de deux salariés (Montse Aguer et Georgina Berini). L’an dernier, cette commission a authentifié onze œuvres et en a rejeté treize. La fondation travaille également à l’élaboration d’un catalogue raisonné : elle prévoit la publication du volume consacré aux estampes à la fin de 2000, et de celui consacré aux peintures en 2004 au plus tard.

Margarita Ruiz Combalía a la ferme intention de “purger” le marché, en régularisant l’exploitation des droits de reproduction et en éliminant tous les faux d’ici à 2004, année du centième anniversaire de la naissance de Dalí – mais aussi dernière année du mandat de Demart. Elle insiste sur le fait que la fondation doit à présent gérer tous les aspects des droits de propriété intellectuelle de Dalí et qu’il n’est plus question de compromis avec Demart. Quant à Robert Descharnes, il fera tout ce qui est en son pouvoir pour continuer à gérer les droits de l’artiste jusqu’en 2004. Enfin, pour Margarita Ruiz Combalía, la question essentielle est de savoir laquelle des deux parties respecte au mieux et de façon désintéressée les volontés de Dalí.

Les deux parties en présence

- La société Demart a été créée en 1985 par Robert Descharnes, citoyen français résidant à Paris, afin de gérer les droits de DalÁ­, qui a lui-même signé plusieurs contrats avec la société en 1986 et 1987. Demart Pro Arte BV est enregistrée à Amsterdam, mais ses bureaux sont installés à l’aéroport de Genève. Descharnes, son président, perçoit un salaire et des commissions qu’il qualifie de “normaux�?, mais se refuse à donner de plus amples détails. Les activités de Demart sont contrôlées par le Salvador DalÁ­ Pro Art Trust, basé à Fredericton, au Canada, dont Descharnes est également le président. Son conseil d’administration compte actuellement cinq membres : le Phinean Trust, dirigé depuis St-Hélier (à Jersey) par l’administrateur de la société, Philip Bisson, José Briones (avocat à Madrid), Alejandro Blanco (avocat à Barcelone), John Heinz (conseiller commercial luxembourgeois installé à Bruxelles) et l’artiste Pierre-Yves Trémois. Antonio Pitxot et Miguel Domenech ont été membres du premier conseil d’administration, avant de démissionner en 1985. La Fundació Gala-Salvador DalÁ­ y avait également deux représentants (Jordi Mercador et Enrique Barón), de 1993 à 1997, mais ils n’assistaient pas aux réunions et ont été écartés. - La Fundació Gala-Salvador DalÁ­, à Figueras, a été créée par DalÁ­ en 1983 afin de promouvoir son œuvre et d’administrer son “Théâtre-Musée�?. Il en a assuré la direction jusqu’à sa mort. À présent, le conseil d’administration, présidé par Ramón Boixadós, est composé de douze administrateurs à vie (dont neuf ont été nommés par DalÁ­ en personne) et de neuf membres nommés par les gouvernements espagnol et catalan, ainsi que par les municipalités de Figueras et Cadaqués. Le roi Juan Carlos en est le président d’honneur ; en 1998, la princesse Cristina, sa fille, a été nommée administrateur. La fondation est constituée de cinq départements : les musées, le Centre des études daliniennes, l’atelier de restauration, la commission d’expertise et de réalisation des catalogues, le département chargé de la gestion commerciale et des droits d’auteur.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°95 du 17 décembre 1999, avec le titre suivant : Dix ans après sa mort, Salvador DalÁ­ joue encore le grand perturbateur

Tous les articles dans Actualités

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque