Disparitions de Jean-François Bauret et de Jean Rustin

Par Le Journal des Arts · Le Journal des Arts

Le 15 janvier 2014 - 232 mots

Le photographe Jean-François Bauret, né en 1932, s’est éteint le 2 janvier à Paris. Il n’était pas homme à faire la différence entre ses recherches personnelles autour du nu et du portrait et les commandes passées par les magazines de mode ou la publicité, dont il a bousculé les codes.

PARIS - Si Sélimaille (1967), première photographie d’un homme nu dans la publicité, et MLF (1969), image de trois femmes nues âgées de plus 50 ans, ont fait scandale, elles sont devenues par la suite des icônes tant par leur audace que par leur représentation avant-gardiste du corps et du visage. La rencontre en 1958 avec Andrée Putman qui lui permit de collaborer au magazine L’Œil, puis celle avec Peter Knapp qui lui passa commande pour Elle, furent déterminantes dans son parcours. 

Jean Rustin
, né en 1928 à Montigny-lès-Metz (Moselle), est décédé le 24 décembre 2013 à Paris. Il n’a jamais cherché à plaire durant sa période axée sur l’abstraction, et encore moins lorsqu’il se tourna vers la figuration après que l’ARC-Musée d’art moderne de la Ville de Paris lui eut consacré une rétrospective en 1971. Ses personnages traités de manière crue et sans tabou ont suscité l’incompréhension en France, reléguant l’artiste à la marge. Il n’est toutefois pas tombé dans l’oubli grâce à la création par deux collectionneurs, Maurice Verbaet et Corinne van Hövell, de la Fondation Jean Rustin domiciliée à Anvers.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°405 du 17 janvier 2014, avec le titre suivant : Disparitions de Jean-François Bauret et de Jean Rustin

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