Vendredi 23 février 2018

Diane de Selliers

Son défi”‰: prendre le temps d’éditer des « montagnes »

Par Fabien Simode · L'ŒIL

Le 28 janvier 2008

 Elle vient d’éditer Le Dit du Genji de Murasaki Shikibu, illustré par la peinture traditionnelle
japonaise : 1 256 pages, 520 œuvres, trois volumes, un livret, plusieurs kilos et sept ans de travail. Une somme, en somme, pour n’importe quel éditeur, mais pas pour Diane de Selliers, habituée à accoucher chaque année d’une montagne : les Fables et les Contes de La Fontaine, Don Quichotte de Cervantès, L’Iliade et L’Odyssée d’Homère... Quinze ouvrages édités depuis qu’elle a abandonné l’édition de guides en 1992, illustrés par Oudry, Fragonard, Garouste (l’auteur du portrait devant lequel elle pose), Paladino, etc.
Diane prend donc le temps, celui de bien faire. « Mon seul luxe !, confie-t-elle. Chaque livre me demande en moyenne quatre ans de travail », avant d’avouer courir comme tout le monde après ce temps qui, à la ville, lui manque tant. À Pat Andréa, dont la peinture provoque chez elle « la chair de poule », elle propose d’illustrer Alice aux pays des merveilles de Lewis Carroll, « à la condition d’allonger les jupes ! » À raison d’un ouvrage par an, l’éditrice ne peut pas assumer tous les risques. « À l’époque, je lui ai dit de prendre le temps qu’il faudrait. Quand il serait prêt, je le serais aussi. » L’artiste hollandais revient sept ans après, avec 49 peintures inédites et « bouleversantes ». Édité en 2006, le livre n’a pas encore atteint les 12 000 exemplaires de La Divine Comédie de Dante illustrée d’œuvres de Botticelli (1996). Encore une question de temps...

www.editionsdianedeselliers.com

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°599 du 1 février 2008, avec le titre suivant : Diane de Selliers

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