Bernard Lamarche-Vadel s’est donné la mort

Par Philippe Régnier · Le Journal des Arts

Le 12 mai 2000 - 255 mots

Le critique d’art et romancier s’est suicidé par arme à feu, le 2 mai, à son domicile, le château de la Rongère (Mayenne). Né en 1949 et diplômé de l’École pratique des hautes études en sociologie de l’art, il entreprend dans les années soixante-dix une brillante carrière de critique d’art, collaborant notamment à la revue Artistes.

Il lance au début de la décennie suivante une nouvelle génération de peintres français – la fameuse « Figuration Libre » – en accueillant chez lui, en 1981, « Pour finir en beauté », la première exposition de Blanchard, avec Combas, Di Rosa et Boisrond. Grand collectionneur, il dévoile quelques mois plus tard une partie de ses trésors au Musée Sainte-Croix de Poitiers. L’institution acquiert alors quelques-unes de ses œuvres, de même que le Frac Poitou-Charentes, alors naissant, qui s’enrichit de photographies (Brassaï, William Klein…) et de pièces d’artistes confirmés (Barré, Broodthaers…). Il organise encore en 1986, au Centre régional d’art contemporain de Labège (Toulouse), « Qu’est-ce que l’art français ? », avec, entre autres, Bertrand, Garouste, Gassiorowski, Opalka… Avec « Enfermement », en 1998 à la Maison européenne de la photographie, il signait sa dernière grande exposition. Entre-temps, il avait fait une entrée tonitruante dans le monde de la littérature 2avec la publication, en 1993, de Vétérinaires qui lui avait valu le prix Goncourt du premier roman, en 1994. Cet auteur de nombreux textes et livres sur les artistes préparait un nouveau roman, Vente, dont un extrait est à paraître dans la prochaine livrée de la revue L’Infini.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°105 du 12 mai 2000, avec le titre suivant : Bernard Lamarche-Vadel s’est donné la mort

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