André Santini : art et communication

Par Jean-Christophe Castelain · L'ŒIL

Le 1 avril 2005

Chaleureux, séducteur, gouailleur et bavard. Très bavard. André Santini reçoit dans son grand bureau de la mairie d’Issy-les-Moulineaux.

On comprend vite que monsieur le maire ne vit que pour sa ville. Ce qui laisse peu de temps pour aller dans les musées ou collectionner. Les objets exposés dans son bureau relèvent plus du musée du Septennat que de l’amateur d’art. Et s’il a visité l’exposition « Matisse-Picasso » c’est parce que Matisse a longtemps habité à Issy. Pourtant cet ancien diplômé des Langues orientales (« parce que mes études de droit me laissaient du temps ») est très attiré par les arts asiatiques en général, et ceux du Japon et de la Corée en particulier. Une passion qu’il partage avec Jacques Chirac, « mais moi je parle le japonais » s’amuse à préciser le député-maire.

Donc tout pour sa bonne ville d’Issy pour laquelle il a de grandes ambitions architecturales. Premier VRP de sa ville auprès des entreprises, avec un certain succès, l’ex-postulant à la présidence de la Région s’est aussi entiché des nouvelles technologies numériques. Mis à part le musée de la Carte à jouer, l’équipement culturel d’Issy s’inscrit résolument dans l’art contemporain : ateliers d’artistes (Les Arches), espace de création numérique (Le Cube) et Festival des arts numériques (cf. p. 9).

Il manque pourtant un grand centre d’exposition. C’était justement ce qu’il projetait avec la fondation Hamon sur l’île Saint-Germain. Or celle-ci n’a pas résisté au mécontentement des riverains. Mais « Dédé » n’a pas dit son dernier mot.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°568 du 1 avril 2005, avec le titre suivant : André Santini : art et communication

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