Mercredi 17 octobre 2018

Abdallah El-Hamahmy a visité le Louvre cinq jours avant l'attaque

Par LeJournaldesArts.fr (avec AFP) · lejournaldesarts.fr

Le 9 février 2017 - 344 mots

PARIS [09.02.17] - Abdallah El-Hamahmy, l'auteur présumé de l'attaque au Carrousel du Louvre à Paris, a visité le musée cinq jours avant d'attaquer, une machette dans chaque main, des militaires en patrouille dans la galerie marchande, révèle Le Parisien jeudi.

"Un employé d'une société assurant des visites guidées au sein du musée a reconnu sur les photos Abdallah El-Hamahmy qui avait participé à une visite de trois heures, cinq jours avant les faits", indique le journal. "Ce jeune guide touristique a été entendu mardi comme témoin par les enquêteurs de la section antiterroriste (SAT) de la brigade criminelle de Paris", écrit le quotidien. Son témoignage a été "corroboré par les différentes investigations et l'exploitation de la carte bancaire du suspect". "Je l'ai reconnu après avoir vu son visage dans les médias, a déclaré le guide au journal. Ça m'a vraiment fait drôle après coup, car c'était l'un des plus souriants du groupe..."

"Le 29 janvier au matin, une dizaine de personnes venues du monde entier se présentent au pied de l'arc de triomphe du Carrousel, à quelques dizaines de mètres de la Pyramide du Louvre. Abdallah El-Hamahmy a réservé sa place sous sa véritable identité pour cette visite guidée de trois heures début janvier sur Internet, grâce à un tour-opérateur", raconte Le Parisien. "Je me souviens très bien lui avoir demandé d'où il venait. Il m'a répondu qu'il était égyptien", poursuit le guide. Le groupe pénètre ensuite dans le musée par l'entrée même où l'attentat aura lieu quelques jours plus tard. "Il a semblé très intéressé par la visite, notamment par le département des antiquités égyptiennes, ajoute le guide. Il a posé des questions sur le Sphinx. C'était vraiment l'un des plus sympathiques du groupe. Il était vraiment insoupçonnable..."

Abdallah El-Hamahmy, 29 ans, a affirmé lundi avoir voulu mener une action symbolique, sans être téléguidé par le groupe Etat islamique (EI), mais les enquêteurs le soupçonnent d'être proche des thèses de l'organisation jihadiste. L'homme a été grièvement blessé au ventre par des tirs de riposte des militaires lors de son attaque dans la galerie marchande.

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