15 idées d’été des expos dans les châteaux

Par Christine Coste · L'ŒIL

Le 26 juin 2017

Qu’ils soient privés ou domaines nationaux, les châteaux proposent cet été, partout en France, une belle programmation d’expositions. L’occasion de les (re)découvrir …

Madame de Sévigné à demeure
Château de Grignan (26)
Jusqu’au 22 octobre 2017

Construit sur un promontoire rocheux, Le château de Grignan est à jamais associé à Madame de Sévigné. Elle a souvent décrit la magnificence du château où vivait sa fille Françoise-Marguerite, mariée au comte de Grignan. Elle n’y a séjourné que quatre années, mais sa présence a marqué la mémoire collective. Le mythe sévignéen s’est construit autour de son talent de plume. Paradoxalement, peu d’expositions lui ont été consacrées et aucune n’avait eu lieu à Grignan. Pour la première fois, un parcours retrace de manière détaillée les liens de la femme de lettres avec le château : au deuxième étage de l’imposant édifice, un parcours rouge et or jalonné de cent quatre-vingts pièces illustrant le Grand Siècle (peintures, objets d’art, manuscrits, livres) ou ayant appartenu à la marquise révèle la façon dont elle partage la vie familiale et sociale des Grignan et découvre la Provence. Différentes lettres autographes et ouvrages, allant du plus ancien à la plus récente édition de la Pléiade, mettent également en lumière la place de l’écriture dans sa vie. Comme les dames et les gentilshommes de qualité, la marquise cultivait l’art épistolaire « galant » : elle écrivait à sa famille et à ses amis éloignés pour causer de sujets familiers, de la vie privée ou publique de ses contemporains. Le départ de sa fille à Grignan métamorphose son écriture, qui évolue de l’art du badinage vers un échange épistolaire plus intime. Elle lui écrit plusieurs fois par semaine pour entretenir un dialogue, exprimer sa douleur, ses réflexions existentielles. Ces lettres ont un style libre et souple et un rythme qui est celui de la conversation. Sa correspondance n’a jamais été ni lue dans les salons ni publiée, car elle refusait d’être « dans les mains de tout le monde ». Elles furent éditées au XVIIIe siècle par sa petite-fille, Mme de Simiane. Son écriture riche d’expressions et de hardiesses linguistiques fera l’admiration d’écrivains comme Voltaire, Proust et Lamartine, qui la considérait comme « l’écho d’un siècle ». Sur le millier de lettres écrites, sept cent soixante-quatre seront adressées à sa fille. La plupart sont arrivées au château de Grignan. 
les riches heures de GASTON D’ORLÉANS
Château royal de Blois (41)
Du 1er juillet au 15 octobre 2017

Le château de Blois n’est pas seulement le lieu où se préparaient les conspirations ratées dont Gaston d’Orléans s’est fait une spécialité, il a aussi accueilli une cour érudite. Frère de Louis XIII, il reçoit en apanage le comté de Blois en 1626. Le Nôtre et Mansart sont à la manœuvre pour le réaménagement. Peintres, hommes de lettres et de sciences sont sous la protection du duc. Grand collectionneur, ce dernier possède aussi un cabinet de curiosités, reconstitué pour l’exposition, emblématique de son époque. 
Ode à la tapisserie
Château de Châteaudun (28)
Nouveau parcours

Pour trop de gens, la tapisserie est encore synonyme d’art mineur, et terriblement ringard. Pour tordre le cou à ce cliché et valoriser son riche, mais méconnu, patrimoine textile, le Centre des monuments nationaux, qui conserve la seconde collection de tapisseries anciennes de France, propose une saison culturelle axée sur ce médium injustement dénigré. Le château de Châteaudun ouvre le bal en dévoilant son nouveau parcours de visite orchestré dans l’aile de Longueville autour de deux ensembles du XVIIe siècle : la Tenture de l’Ancien Testament de Simon Vouet, classée Monument historique, et celle de Tancrède et Clorinde de Michel Corneille. Tandis que les ensembles exposés auparavant ont regagné les réserves, ces deux corpus ont été nettoyés et restaurés afin d’investir les vastes salles du logis Renaissance. L’écrin a par ailleurs bénéficié d’un bichonnage, notamment d’une amélioration de l’éclairage mais surtout d’une mise en sécurité essentielle des cheminées afin d’éviter que les choucas n’élisent domicile au milieu des tapisseries fraîchement restaurées. Ce parcours aéré et agréable est ponctué d’éléments de mobilier ancien, mais aussi d’intéressants dispositifs de médiation. Ces cartels numériques sur pupitre fournissent non seulement une mine d’informations sur chacune des pièces, mais révèlent également la signification des scènes tissées, par le biais d’astucieux films d’animation réalisés par les élèves des Gobelins, l’école de l’image. Une médiation ludique et efficace. 
le grand trianon passe à l’heure russe
Versailles, Grand Trianon (78)
Jusqu’au 24 septembre 2017

Le 29 mai, le président de la République recevait son homologue russe, Vladimir Poutine, sous les ors du château de Versailles. Cet événement n’a pu échapper à personne tant sa couverture médiatique a été dense. Mais, si une foule de journalistes a décrypté cette rencontre au sommet, et sous tension, rares sont en revanche nos confrères à avoir abordé concrètement le motif officiel de ce déplacement : l’inauguration de l’exposition consacrée au tricentenaire du séjour de Pierre le Grand en France. C’est bien dommage, car l’exposition, loin d’être un alibi diplomatique, résulte d’un travail scientifique fouillé et inédit. En effet, si la personnalité et le règne du « premier empereur de toutes les Russies » ont été examinés à peu près sous toutes les coutures, cet épisode crucial n’avait jamais été étudié. Monarque animé d’une curiosité insatiable et du désir ardent de moderniser son pays, Pierre Ier visita au printemps 1717 les résidences royales, les manufactures et les académies et s’inspira de ses découvertes à son retour sur ses terres. Plusieurs objets prestigieux trahissent ainsi son vif intérêt pour les productions artistiques et techniques françaises, dont une grande tapisserie des Gobelins et surtout des objets scientifiques d’un raffinement extrême ; à l’image d’un superbe télescope ou d’un indispensable globe de poche. Mais les pièces les plus attachantes sont celles qui témoignent de sa pratique artistique, telle la coupe façonnée par son altesse à partir d’une noix de coco ou le plan du palais de Monplaisir de la main du tsar. 
henry Valensi chez les ducs
Musée du château des ducs de Wurtemberg (25)
Jusqu’au 17 septembre 2017

Henry Valensi désigne la musique comme l’art majeur du XXe siècle. Entre orphisme et futurisme à ses débuts, le peintre crée finalement son propre mouvement en 1932 : le Musicalisme. Robert et Sonia Delaunay, le sculpteur Zadkine, ou encore les compositeurs Maurice Ravel ou Darius Milhaud en sont. Chaque sentiment est associé à une couleur, et la rythmique, la dynamique et la simultanéité sont appliquées à la peinture. Son court-métrage Cinépeinture apparaît comme le point d’orgue de ses recherches et de sa rétrospective au château des ducs de Wurtemberg qui régnèrent de 1397 à 1793 sur le pays de Montbéliard. 
Chambord côté jardin
Château de Chambord (41)
Jardins

Vous pensiez connaître Chambord ? Détrompez-vous ! Car le plus iconique des châteaux de la Loire offre un tout nouveau visage. Un visage résolument végétal. Le château préféré de François Ier vient en effet d’achever un très ambitieux projet de restitution de ses majestueux jardins à la française conçus au XVIIIe siècle. La physionomie de la façade d’honneur a été profondément transformée grâce à la plantation de 600 arbres, 800 arbustes, 200 rosiers, mais aussi de plus de 15 000 plantes et de près de 19 000 m2 de pelouses. Afin d’éviter tout pastiche, rien n’a été laissé au hasard. Ce chantier titanesque aura ainsi nécessité pas moins de seize années de recherches documentaires, de prospections géophysiques et archéologiques mais aussi d’études paysagères et architecturales. Royal ! 
Georges Pompidou de retour au chÂteau de chambord
Domaine national de Chambord (41)
Jusqu’au 19 novembre 2017

Une exposition Georges Pompidou au Château de Chambord peut étonner au premier abord, surtout quand elle revient sur le parcours du grand défendeur de l’art contemporain qu’il fut avec son épouse. On peut ignorer en effet son intérêt pour la chasse qui l’y a amené à différentes reprises, mais également pour le château lui-même qui, sous sa présidence, s’est enrichi de tapisseries, mobiliers et objets d’art. L’appétence pour la modernité chez les Pompidou n’excluait pas pour autant un goût assumé pour l’ancien ni pour le rustique, surtout chez Georges Pompidou, comme en ont témoigné la demeure parisienne et celle de Carjac. L’éclectisme était de rigueur, y compris dans les choix opérés en matière d’art contemporain. L’un des grands intérêts du propos de Yannick Mercoyrol, directeur de la programmation du Domaine national de Chambord, est justement d’offrir pour la première fois une exposition non hagiographique sur le fondateur du Centre Pompidou mais au contraire analytique sur ses relations avec les artistes et designers de son temps. Fort de quatre-vingts tableaux prêtés entre autres par leur fils, Alain Pompidou, et par le Centre Pompidou, coorganisateur de l’exposition, le retour sur la collection constituée par Georges et Claude Pompidou défait même quelques mythologies, mais surtout construit d’autres repères, sans s’interdire de revenir sur la polémique suscitée par l’exposition « 60-72, douze ans d’art contemporain en France » que le chef de l’État voulut au Grand Palais, en 1972. Les textes et les entretiens du catalogue sont à ce propos des plus instructifs. 
face à face
Château de Cadillac (33)
Jusqu’au 5 novembre 2017

Dans le cadre de sa saison culturelle « En lices ! », le Centre des monuments nationaux met en parallèle la création contemporaine et l’art de la tapisserie. Une quinzaine d’œuvres de Julien Salaud, mêlant taxidermie et broderie, font face à la Tenture des chasses nouvelles, réalisée en 1728 sur des cartons de Jean-Baptiste Oudry. Présentée au Musée de la chasse et de la nature à Paris en 2015, cette exposition trouve une nouvelle résonance auprès de la collection permanente du château du XVIIe siècle du duc d’Épernon. 
Le Palais de Tokyo s’invite au château
Villeneuve-Lembron (63) et Le Puy-en-Velay (43)
Du 11 juillet au 11 octobre 2017

L’été est souvent propice à toutes sortes de circulations qui conduisent les voyageurs férus de vieilles pierres à la découverte de tout un patrimoine dont on sait l’Hexagone être particulièrement riche. Si le voyageur est doublé d’un amateur d’art contemporain, il y trouve parfois de quoi satisfaire cette autre passion. Dans cette forme d’action, le Palais de Tokyo mène depuis 2013, en collaboration avec le Centre des monuments nationaux, une prospective politique de partenariat qui conjugue l’art du passé à celui du présent. Cet été, il a jeté son dévolu, d’une part, sur le château de Villeneuve-Lembron, une magnifique bâtisse du XVe siècle située à quelques kilomètres d’Issoire et, d’autre part, sur le cloître de la cathédrale du Puy-en-Velay, en présentant une exposition duelle visant à faire voir comment « Le monde est empli de résonances ». Anne-Charlotte Finel et sa vidéo entre chien et loup, Mïrka Lugosi et ses dessins oniriques, Louise Sartor et ses étranges peintures sont les hôtes de Villeneuve-Lembron. Leurs œuvres contribuent à créer une atmosphère particulière, voire troublante, qui augmente la mesure toujours spécifique de ce type d’anciennes demeures. Quelque chose d’un écho mémoriel y semble d’autant plus résonner que tout se joue sur le mode d’une infiltration discrète et subtile. Au Puy-en-Velay, la même étrangeté sourd des travaux de Susanna Fritscher, Patrick Neu et Philippe Baudelocque, métamorphosant l’édifice religieux en un lieu tout à la fois improbable et curieux. 
maeght au chÂteau
Château de Biron (24)
Jusqu’au 5 novembre 2017

Pour la deuxième année consécutive, la Fondation Maeght de Saint-Paul-de-Vence investit le château de Biron dans le Périgord. L’aile des Maréchaux et du pavillon Henri IV accueille quatre-vingt-quinze œuvres contemporaines qui ont toutes un lien, plus ou moins lâche, avec la nature. Au premier étage, plusieurs éléments sont encore reconnaissables, notamment dans les dessins de l’artiste récemment disparu Henri Cueco, mais les personnages sont de plus en plus hybrides. La forme humaine et le végétal fusionnent, comme dans la sculpture de Germaine Richier, La Forêt, mi-femme, mi-arbre, le corps est investi par autre chose que lui-même. Le voyage immersif se poursuit ensuite sur un second niveau, celui du « sentiment océanique ». La mimêsis, cette volonté, toujours vaine, des artistes de reproduire la nature telle qu’ils la perçoivent, est totalement abandonnée. Avec l’avènement de l’abstraction, ce qui nous attire vers ces œuvres, ce n’est plus ce qu’elles représentent, mais ce qu’elles symbolisent. S’affirme alors pleinement le contre-pied aux classiques natures mortes, qu’annonce le titre de l’exposition. Comme un clin d’œil à celles-ci, l’Œuf de mammouth de Miró et d’Artigas fait face à la vanité d’Erik Dietman (Bossuet enfant). Une confrontation entre la vie et la mort, l’essence même de toute existence. Un cheminement tout en poésie imaginé par le commissaire de l’exposition, Olivier Kaeppelin, directeur de la Fondation Maeght, pour comprendre finalement que « La nature est une projection de l’esprit, plus vivante que la nature elle-même ». 
à la belle époque
Château de Champs-sur-Marne (77)
Jusqu’au 12 septembre 2017

Nathalie Harran, directrice de La Dame d’atours, entreprise d’artisanat d’art spécialisée dans les costumes historiques, expose ses plus belles pièces au milieu des collections du Château de Champs-sur-Marne. Une quarantaine de tenues du tournant du XIXe et du XXe siècle montrent les évolutions vestimentaires, mais aussi sociales, de l’époque, comme la fin du corset accompagnant l’émancipation des femmes. De quoi faire revivre les heures fastueuses du domaine de la famille Cahen d’Anvers. 
La vie de château
Château du Rivau (37)
Jusqu’au 5 novembre 2017

Construit au XVIe siècle, le château du Rivau est l’un des rares châteaux de la Loire resté médiéval. Mi-forteresse, mi-château d’agrément, l’édifice, classé monument historique en 1918, est resté en mains privées. Ses propriétaires, la famille Laigneau, y organisent chaque année une exposition d’art contemporain, où les œuvres d’art voisinent avec les objets dans les salles qui racontent la vie et l’histoire du monument. « Il était une fois la vie de château », l’exposition de 2017, convie une trentaine d’artistes contemporains, parmi lesquels Valérie Belin, Mathieu Cherkit, Julien Salaud, Ulla von Brandenburg, Wim Delvoye, Jan Fabre ou encore Vincent Olinet, tous venus avec des œuvres choisies pour leur capacité à dialoguer avec le patrimoine. 
l’art et le spleen
Château Chasse-Spleen (33)
Jusqu’au 30 octobre 2017

Domaine bien connu des amateurs de vin, pour l’originalité de son nom – il serait dû à Odilon Redon qui a illustré Baudelaire – et pour la qualité de son nectar, le château Chasse-Spleen, à Moulis-en-Médoc, ouvre désormais ses grilles aux amateurs d’art. Collectionneurs d’art contemporain, les propriétaires du domaine, Céline et Jean-Pierre Foubet, ont décidé de partager leur passion en transformant l’ancienne chartreuse XVIIIe siècle attenante au château en espace d’expositions. Cet été, ils présentent ainsi le travail de Rolf Julius, artiste allemand (1939-2011) insuffisamment connu en France, qui tient autant de la sculpture minimaliste que de la musique expérimentale. La dizaine d’œuvres exposées a été choisie pour son rapport à la nature et au paysage, dimension très présente dans l’œuvre de Julius et qui fonctionne admirablement bien avec le domaine situé en plein cœur des vignes. Untitled, installation majeure réalisée à la fin de la vie de l’artiste – elle appartient à la collection du domaine –, se compose par exemple de six vidéos projetées sur des écrans de papier suspendus à des câbles à l’aide de pinces. Les vidéos en plans fixes sur des morceaux de nature (un plan d’eau, un rocher…) sont des photographies que viennent perturber par leur mouvements et leurs ondes les insectes dont on entend le chant légèrement amplifié par de petits haut-parleurs. Haut-parleurs, pierres, pigments… La visite de l’exposition se prolonge dans le jardin, où deux discrètes installations sonores ont été dissimulées pour le seul plaisir de faire découvrir le parc où l’on croise aussi des sculptures de Bourgeat, de Tschiember et de Ganivet et, dans le chais, une peinture murale spectaculaire de Felice Varini. 
Jeanclos, la grâce et la pesanteur
Palais Jacques Cœur et Galerie Capazza (18)
Jusqu’au 17 septembre 2017

Il y a vingt ans que Georges Jeanclos (1933-1997) est mort à Paris, à l’âge de 64 ans. Vingt ans qui autorisent un recul et permettent de mesurer, grâce à l’office du temps, la contribution du sculpteur à l’histoire de l’art. À cet égard, le Palais Jacques Cœur de Bourges et la Galerie Capazza du château de Nançay conjoignent leurs forces afin de sonder l’œuvre de ce créateur original qui, professeur à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, puis directeur de recherche de la manufacture de Sèvres, ne dérogea jamais à une règle souverainement fixée : arpenter la figure humaine dans son dénuement le plus extrême. Pour avoir connu la guerre, pour avoir vu revenir des camps des squelettes et des dépouilles, pour avoir senti l’odeur immonde de la barbarie, Jeanclos fit de la glaise son matériau de choix, le seul capable de dire la fragilité des formes et des silhouettes, des pleureuses et des dormeurs, de tous ces êtres écrasés par le destin, par le fatum. À Bourges comme à Nançay, les délicates sculptures de Jeanclos, servies par une scénographie élégante, presque cistercienne, paraissent arrachées à la terre maternelle, au terreau matriciel. Ce n’est pas un hasard si le mot « humilité » vient de l’humus, du presque rien. Devant ces figures comme absentes à elles-mêmes, on songe aux pleurants immémoriaux des tombeaux des ducs de Bourgogne et aux inoubliables otages de Fautrier, entre le recueillement et l’angoisse, entre la foi et le désespoir. Quand la grâce est le seul viatique possible au milieu de cette longue nuit que l’on appelle la vie. 
peintures de Geste
Château de Poncé (72)
Jusqu’au 17 septembre 2017

En organisant la cinquième exposition d’arts plastiques au château Renaissance de Poncé, la Galerie La Forest Divonne fait dialoguer la création contemporaine, l’architecture et le jardin à la française du château. Au sein de la blancheur du tuffeau, douze artistes, tant « maison » (Alexandre Hollan, Jeff Kowatch, Guy de Malherbe…) qu’invités (Ronan Barrot, Jean Degottex, Mari Minato, Thibaut de Reimpré), dévoilent ainsi un ensemble d’œuvres (dessins, peintures et gravures) qui ont pour fil conducteur le geste en peinture. « Ce geste, précise le peintre Guy de Malherbe, qui rend possible l’idée et met en œuvre la mémoire, la sensibilité et le corps en mouvement. » 

Madame de Sévigné à demeure
« Sévigné, épistolière du Grand Siècle », château de Grignan, Grignan (26), chateaux-ladrome.fr

Les riches heures de Gaston d'Orléans
« Gaston d’Orléans. Prince rebelle et mécène », château royal de Blois, 6, place du Château, Blois (41), www.chateaudeblois.fr

Ode à la tapisserie
« Du fil à la trame, l’art de la tapisserie », château de Châteaudun, place Jehan-de-Dunois, Châteaudun (28), www.chateau-chateaudun.fr

Le grand trianon passe à l'heure russe
« Pierre le Grand, un tsar en France. 1717 », Grand Trianon, Versailles (78), www.chateauversailles.fr

Henry Valensi chez les ducs
« Henry Valensi (1883-1960). La musique des couleurs », Musée du château des ducs de Wurtemberg, Montbéliard (25), www.montbeliard.fr

Chambord côté jardin
Château de Chambord, Chambord (41), www.chambord.org

Georges Pompidou de retour au château de Chambord
« Georges Pompidou et l’art : une aventure du regard », Domaine national de Chambord, Chambord (41), www.chambord.org

Face à face
« Natures sauvages. Tapisseries historiques et créations de Julien Salaud », château de Cadillac, place de la Libération, Cadillac (33), www.chateau-cadillac.fr

Le Palais de Tokyo
« Le monde est empli de résonances », château de Villeneuve-Lembron, Villeneuve-Lembron (63) ; et cloître de la cathédrale, 3, rue du Cloître, Le Puy-en-Velay (43), www.palaisdetokyo.com

Maeght au château
« Vivantes natures. Collections de la Fondation Maeght », château de Biron (24), www.semitour.com

A la belle époque
« L’Histoire en costumes. De la Belle Époque aux Années folles 1890-1930 », château de Champs-sur-Marne, 31, rue de Paris, Champs-sur-Marne (77), www.chateau-champs-sur-marne.fr

La vie de château
« Il était une fois la vie de château », château du Rivau, Lémeré (37), www.chateaudurivau.com

L'art et le spleen
« Rolf Julius », Centre d’art contemporain, domaine du château Chasse-Spleen, 32, chemin du Razé, Moulis-en-Médoc (33), www.chasse-spleen.com

Jeanclos, la grâce et la pesanteur
« Georges Jeanclos. Murmures », Palais Jacques Cœur, 10, bis, rue Jacques-Cœur, Bourges (18), www.palais-jacques-coeur.fr ; et Galerie Capazza, 1, rue des Faubourgs, Nançay (18), www.galerie-capazza.com

Peintures de geste
« Geste », château de Poncé, 8, rue des Coteaux, Poncé-sur-le-Loir (72), www.chateaudeponce.com

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°703 du 1 juillet 2017, avec le titre suivant : 15 idées d’été des expos dans les châteaux

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