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Accueil > L'Oeil > Archives > Le blues des amis des grands musées - L'Oeil - n° 624 - Mai 2010

Flouquet Sophie - 1842 mots - L'Oeil n° 624 - Mai 2010

Le blues des amis des grands musées

1842 mots - L'Oeil n° 624 - Mai 2010

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Si elles se considèrent comme « un mécénat de compétences de bénévoles », les sociétés d’amis doivent trouver leur place au sein des institutions qui les voient comme des « contre-pouvoirs ».

« Une simplification des relations avec les sociétés d’amis, dont on peut estimer que la mission essentielle doit être non pas de se substituer au service culturel des musées, mais d’enrichir leur patrimoine en suscitant des mécénats. » Cette phrase écrite dans la langue aride des inspecteurs des Affaires culturelles est tirée d’un rapport de mars 2009 consacré aux musées de la Ville de Paris. Elle est parfaitement symptomatique de la manière dont certaines tutelles aimeraient aujourd’hui recadrer [...]

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Et ailleurs ? Les exemples de Montréal et Jérusalem

« Nos membres sont actionnaires du musée », explique avec enthousiasme Danielle Champagne, directrice du département « amis » du musée des Beaux-Arts de Montréal (Québec). Et des actionnaires de poids puisqu’au total ils ne sont pas moins de 45 000, soit la plus grosse structure de ce type au Canada. Car au Québec comme dans tous les pays anglo-saxons, la plupart des musées sont des établissements privés faiblement subventionnés, d’où l’importance d’être épaulé par des sociétés d’amis. Ceux-ci sont sollicités par le biais de leur cotisation, mais aussi dans le cadre de deux campagnes de dons annuelles, qui permettent de récolter plus de 500 000 dollars par an.

L’engagement des amis ne se limite toutefois pas à cette participation en numéraire. « Ils sont très fidèles et très actifs », souligne Danielle Champagne. Un succès qui s’explique en grande partie par le dynamisme du musée, qui produit des expositions temporaires très diverses, mais aussi par une offre ciblée destinée à satisfaire ses adhérents : invitations à des avant-premières, réductions accordées dans d’autres établissements culturels, cela en plus des traditionnelles activités culturelles et éducatives.

L’acquisition d’œuvres d’artistes français
À Jérusalem (Israël), c’est aussi la faiblesse des ressources publiques qui a incité les responsables du musée à s’appuyer sur un réseau international d’amis de musées, constituant ainsi un « board » de mécènes du monde entier. Les grands travaux de rénovation du musée qui rouvrira en juillet, d’un coût de 100 millions d’euros, ont ainsi été largement pris en charge par les amis internationaux du musée. Aux États-Unis, au Royaume-Uni, mais aussi en France où la société des Amis français du musée de Jérusalem a été créée il y a plus de trente ans par la famille Rothschild.

Présidée aujourd’hui par Chantal et Guy Wallier, celle-ci réunit quelque 2 000 adhérents et organise un gala annuel qui réunit le gratin du milieu de l’art « et pas uniquement la communauté juive », précise Philippe Cohen, son ancien président. Ce dîner de fundraising permet ainsi de réunir de 150 000 à 300 000 euros. « Cette somme est d’abord affectée au fonctionnement du musée », souligne Philippe Cohen.

L’organisation d’autres activités (visites de prestige, soirées…) permet par ailleurs de récolter des fonds ciblés pour des acquisitions d’art contemporain « d’artistes français ou vivant en France », précise Philippe Cohen, lui-même collectionneur. Depuis 1999, plus de quinze œuvres de Pierre Huyghe, Adel Abdessemed ou Melik Ohanian sont ainsi allées grossir les collections du musée de Jérusalem.

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