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Michel Draguet : "Magritte, son œuvre, son musée"

René Magritte à livres ouverts

L'Oeil - n° 617 - Octobre 2009

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De René Magritte, on sait tout, ou presque. Le suicide par noyade de sa mère, son différend avec Breton, sa relation de défiance avec son marchand Iolas...

De son œuvre, on connaît également à peu près tout : sa période surréaliste, la plus appréciée, son autre dite « vache », très critiquée, son talent pour répéter cent fois la même idée, etc. Cette connaissance de l’homme et de son travail, on la doit aux nombreux écrits et témoignages qui, très vite, ont accompagné la carrière de l’artiste belge. En 1933 déjà – né en 1898, Magritte a 35 ans –, Le surréalisme au service de la révolution publie un premier texte de l’ami Paul Nougé, bonnes feuilles d’une biographie qui paraîtra en 1943. En 1943 justement, Louis Scutenaire, issu lui aussi du cercle des intimes, commence la rédaction d’une deuxième monographie, cette fois-ci écrite à quatre mains, les deux supplémentaires appartenant à Magritte.

En 1960, rebelote, un nouvel ouvrage est déposé sur le métier : celui de Suzi Gablik qui, pour mener à bien son projet, s’installe huit mois à demeure chez l’artiste. Mais faute d’éditeur, la monographie ne sortira qu’en 1970… Patrick Walberg en profite et lui grille la politesse en publiant son propre texte en 1965. Lorsque le peintre surréaliste décède d’un cancer le 15 août 1967, les grandes lignes de son exégèse sont donc écrites. Foucault, en 1968, et Derrida, en 1978, n’auront (presque) plus qu’à enfoncer le clou sur lequel Magritte s’était chargé de donner quelques coups de marteau. Par exemple en 1938, en donnant sa conférence « La ligne de vie », ou en 1954 en rédigeant à la troisième personne une « Esquisse autobiographique » pour le catalogue de sa rétrospective bruxelloise.

On n’est jamais mieux servi que par soi-même. Pour l’ouverture en juin 2009 du musée Magritte à Bruxelles, Michel Draguet, grand spécialiste du peintre, a compilé sous forme de chronologie, dans un ouvrage exemplaire, l’histoire de la vie et de l’œuvre du surréaliste, suivie de celle de son musée. Avec elle, il livre la synthèse tant attendue de la vie et de l’œuvre du surréaliste depuis la parution, en 1992, de l’incontournable monographie de David Sylvester. À propos, cette dernière vient tout juste d’être rééditée avec en préface un texte du même Michel Draguet dans lequel il tire cette fois le fil de la « rencontre » entre le critique d’art anglais et l’œuvre du peintre. L’histoire jamais ne s’arrête.

Fabien Simode

Michel Draguet, Magritte, son œuvre, son musée, Hazan, 2009, 280 p., 300 ill., 49 €.

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