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Accueil > L'Oeil > Archives > Les raisons des « raisonnés » - L'Oeil - n° 614 - Juin 2009

Coste Christine - 2859 mots - L'Oeil n° 614 - Juin 2009

Les raisons des « raisonnés »

2859 mots - L'Oeil n° 614 - Juin 2009

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Apparu au XIXe siècle, le catalogue raisonné ambitionne de répertorier tout l’œuvre d’un artiste. « Œuvre d’une vie » pour ce dernier comme pour son auteur, cette somme tient une place à part dans l’édition. Enquête…

On n’arrive pas à lui par hasard. Son achat n’engage qu’une poignée de personnes intéressées par son édition. Sa publication elle-même mobilise peu les éditeurs au regard de sa rentabilité nulle et de son flux de vente extrêmement lent. Dans la catégorie livre d’art, le catalogue raisonné est effectivement un genre particulier quelque peu austère dans sa lecture, mais un outil essentiel, un référant pour ceux qui le consultent au rythme de leurs besoins, qu’ils soient [...]

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Le « Riopelle », une course de fonds

Yseult Riopelle se souvient de la satisfaction de son père quand elle décide, en 1986, d’inventorier son œuvre « afin de la protéger des falsifications en tout genre ». Faute d’archives, elle doit cependant tout reconstruire. « Pour obtenir certaines informations, notamment auprès des galeries comme la galerie Jacques Dubourg, il m’a fallu attendre quinze ans. Idem pour la galerie Pierre Matisse pour recevoir informations et images. J’ai dû payer souvent les photos. Quant à l’édition du catalogue organisé chronologiquement, j’ai créé avec mon fils notre propre maison d’édition, Hibou éditeur, après qu’Acatos nous eut lâchés en cours de route pour le tome II, il n’a jamais payé sa quote-part de frais. Pour chaque volume, l’investissement en temps et en argent est colossal : 250 000 dollars canadiens (153 227 euros) rien qu’en impression. » Grâce aux souscriptions et aux mécènes (Hydro-Quebec, Bell et Power Corporation), le tome III concernant la période 1960-1965 pourra être ainsi publié cette année.

La référence sur « Corbu »

Lorsqu’on demandait aux enfants de Jean-Pierre et Naïma Jornod ce que faisaient leurs parents, ils disaient : « Ils corbusent. » Personne d’ailleurs ne s’y trompa lorsque le catalogue raisonné de l’œuvre peint parut en 2005. Il était leur troisième enfant, fruit de leur passion commune pour le peintre que l’architecte avait souvent occulté. « C’est en 1968, lorsque j’ai fait la connaissance d’Albert Jeanneret, frère aîné de Le Corbusier, qu’est né mon enthousiasme », raconte le critique d’art. « Le désir de réunir la documentation aussi bien sur l’architecte, le peintre que l’écrivain est venu trois ans plus tard, après avoir pris connaissance de la collection de Marcel Levaillant, riche en meubles, objets, dessins, aquarelles, lettres et plans. L’idée de faire un catalogue de l’œuvre peint a germé au fil du temps, sur la base d’une documentation réunie depuis plus de trente ans et constituée de lettres, manuscrits inédits, croquis et dessins notamment. »
La rencontre en 1982 avec sa femme, chirurgien cardio-vasculaire, et son intérêt pour Le Corbusier, sera l’élément déclencheur. Ensemble, ils entament leur périple dans l’œuvre et la vie de l’artiste. Des analyses spectrographiques et chimiques seront aussi menées avec la fondation Le Corbusier sur certains tableaux, « pour compléter la compréhension picturale de l’œuvre ». Le coffret édité en 2 200 exemplaires par Skira (à la condition de trouver un mécène, ce qu’ils trouvèrent auprès d’une banque suisse) constitue un ouvrage de référence non seulement pour les fiches techniques établies sur les 462 tableaux (seuls 24 n’ont pas été retrouvés), mais aussi pour la biographie épistolaire et autres documents jamais publiés.

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