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Anthony Caro : raccords parfaits

L'Oeil - n° 606 - Octobre 2008

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Parallèlement à une grande commande publique et à un cycle d’expositions à Angers et dans le Nord-Pas-de-Calais (lire L’œil n° 604), la galerie Templon expose la dernière série d’œuvres (inédites) de sir Anthony Caro, âgé de 84 ans : 11 sculptures en acier galvanisé.

À n’en pas douter, cet artiste de l’assemblage, ingénieur de formation, ne fait pas dans la dentelle, l’ouvrage de dame ou la peinture sur soie  ! Bref, Caro, c’est du solide, ce qui n’exclut aucunement, bien sûr, une grande élégance à l’œuvre dans ses sculptures qui fonctionnent comme autant de dessins abstraits se propageant dans l’espace.
Ces pièces d’acier découpées, à la couleur gris clair typique de la galvanisation (un procédé pour préserver le métal de l’oxydation), s’aventurent allégrement dans l’exploitation inattendue de surfaces et de techniques nouvelles : « Je pensais les peindre et j’ai donc fait galvaniser l’acier afin d’obtenir une surface lisse. Quand l’acier est revenu de la galvanisation, j’ai aimé l’aspect rendu, et je l’ai conservé ainsi. » L’expo est superbe.
Anthony Caro, qui se voit toujours aujourd’hui comme un postcubiste, soude, boulonne et part de matériaux de récupération ainsi que d’objets mi-industriels, mi-architecturaux (tuyaux, boulons, outils, poutres en bois…) pour présenter des machines sculpturales offrant à notre regard des cellules, des ponts et des passages sans fin.
Malgré son aspect brut(al), on se rend très vite compte que c’est une sculpture très vivante, avec des formes qui s’animent devant nous et s’amusent à défier les lois de la verticalité, de l’horizontalité et de la gravité. Oui, voilà bien une sculpture qui ne s’épuise pas (certainement parce qu’elle offre une grande multiplicité de points de vue) et dont la musique reste longtemps en tête après l’avoir vue. Caro, alchimiste hors pair, pense à chaque sculpture comme à un « concerto » dont chaque pièce serait une note.

Vincent Delaury

Voir

« Anthony Caro, Recent Galvanised Sculptures », galerie Daniel Templon, 30, rue Beaubourg, Paris IIIe, tél. 01 42 72 14 10, jusqu’au 3 novembre 2008.

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