Rêves aborigènes

L'ŒIL

Le 1 octobre 1998 - 153 mots

La Tête de la Grande Odalisque d‘Ingres contre un ensemble de peintures sur écorce d‘eucalyptus... Un bien curieux échange. S‘il a conduit le musée de Cambrai à se séparer quelques temps d‘une pièce phare de ses collections, il lui permet aujourd‘hui de présenter – en collaboration avec l‘Art Gallery of New South Wales de Sidney – une exposition remarquable sur l‘art des aborigènes d‘Australie. On y découvre des œuvres énigmatiques, supports codés de « rêves », ces récits mythiques de fondation d‘un clan. Autrefois tracées sur le corps ou le sable, ces peintures sont désormais transposées sur des toiles, manière de pérenniser l‘identité culturelle des aborigènes et d‘affirmer leur souveraineté sur certains territoires australiens. Le MAAO prête la main à l‘événement en confiant une partie de la célèbre collection du peintre-ethnologue Karel Kupka, déjà fasciné en son temps par la diversité des expressions et des solutions plastiques découvertes par les aborigènes.

CAMBRAI, Musée municipal, jusqu‘au 22 novembre.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°500 du 1 octobre 1998, avec le titre suivant : Rêves aborigènes

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