Aller directement au contenu
Logo accueil

Accueil > L'Oeil > Archives > Les nouvelles aventures de Pinocchio et Jim Dine

Les nouvelles aventures de Pinocchio et Jim Dine

L'Oeil - n° 602 - Mai 2008

Pour agrandir ou diminuer le texte, utilisez la molette de votre souris + appuyer sur la touche Ctrl de votre clavier Envoyer à un ami Imprimer Twitter Google Plus Partagez sur facebook

À 73 ans, l’artiste américain labellisé pop s’approprie un des personnages de son enfance, Pinocchio. Gravures, dessins, sculptures, les médiums que Jim Dine emploie habituellement dans son art sont désormais tous focalisés sur les aventures de cet enfant de bois indiscipliné.

Mais il n’est pas le premier à s’attaquer à cette histoire tant les affres de la création de Pinocchio résonnent avec les doutes de tout créateur. Annette Messager a trituré le mythe pour son pavillon vénitien. Paul McCarthy s’est déguisé avec les attributs de ce garçon, menteur éhonté. Mais peut-on réinventer Pinocchio ? Tel n’est pas le dessein de l’exposition en deux parties imaginée par Dine. Au contraire, ses œuvres récentes, sculptures et gravures, s’attachent à retrouver les écrits de Collodi de 1883 plutôt que la version de Walt Disney. Ce conte lui permet de lier sa pratique à ce matériau ancestral que travaille Gepetto.
Dans Deux voleurs et un menteur, Pinocchio est entouré du renard et du chat, le bois de ces deux personnages ayant été brûlé au chalumeau. L’approche spectaculaire tient surtout ici à la taille des sculptures, une taille humaine, une échelle empathique pour se projeter. Dine aime la figure psychologique de Pinocchio, la désobéissance de la marionnette, sa faillibilité, et de telles dimensions lui permettent d’accentuer cette force.
« Grâce à Carlo Collodi, le véritable créateur de Pinocchio, j’ai été en mesure de vivre à travers ce garçon en bois pendant de nombreuses années. Sa capacité illimitée à endosser les métaphores a nourri mes dessins, mes peintures et mes sculptures… Je l’ai porté en moi comme un paysage depuis mes six ans. Soixante-quatre ans, c’est long pour connaître quelqu’un, mais la profondeur de sa personnalité et ses secrets sont si grands. » Et Jim Dine n’en a pas fini avec le petit bonhomme de bois. Il s’est déjà attelé à la réalisation d’une statue en bronze peint de plus de dix mètres de haut pour la ville suédoise de Borås.

Bénédicte Ramade

L'oeil : abonnez-vousAbonnez-vous au Journal des Arts
Toutes les Unes de L'oeil :

2016 -  2015 -  2014 -  2013 -  2012 -  2011 -  2010 -  2009 -  2008 -  2007 -  2006 -  2005 -  2004 -  2003 -  2002 -  2001 -  2000 -  1999 -  1998

Toutes les Unes du Journal des Arts :

2016 -  2015 -  2014 -  2013 -  2012 -  2011 -  2010 -  2009 -  2008 -  2007 -  2006 -  2005 -  2004 -  2003 -  2002 -  2001 -  2000 -  1999 -  1998 -  1997 -  1996 -  1995 -  1994
MOTEUR DE RECHERCHE
Retrouvez les archives du Journal des Arts (depuis 1994),
de L’œil (depuis 1998) et du JournaldesArts.fr (depuis 2008)
Revue :
Mots dans le titre :
Mots dans l'article :
Auteur :
Date de parution du :
au :
RECHERCHER UN ARTICLE
Mot-clef :
RECHERCHER UNE EXPOSITION
Mot-clef :
Ville :
SONDAGE

Etes-vous favorable à ce que des salles de musées portent le nom de donateurs de manière permanente ?

Oui
Non
Sans opinion

Paris by Night
Annuaire du monde de l'art
Palmares des musees 2016
Artindex France