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Accueil > L'Oeil > Archives > Jean-Hubert Martin : « À Paris, j’ai voulu rester dans l’esprit dada » - L'Oeil - n° 601 - Avril 2008

Farine Manou - 1168 mots - L'Oeil n° 601 - Avril 2008

Jean-Hubert Martin : « À Paris, j’ai voulu rester dans l’esprit dada »

1168 mots - L'Oeil n° 601 - Avril 2008

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Directeur de grands lieux d’art en France et à l’étranger, dont le MNAM à Paris de 1987 à 1990, Jean-Hubert Martin s’associe à l’exposition de la Tate tout en prenant ses distances Passage de Retz à Paris pour une surexposition Duchamp, Man Ray, Picabia.

L’œil : Comment vous êtes-vous trouvé associé au projet de la Tate ? Jean-Hubert Martin : Je travaillais à une exposition Duchamp-Picabia pour le Museum Kunstpalast à Düsseldorf. La Tate travaillait de son côté à une exposition Duchamp-Man Ray. Ils m’ont contacté, nous nous sommes entendus pour réunir nos efforts et c’est devenu Duchamp, Man Ray, Picabia ! L’idée était de travailler ensemble, chacun restant maître de sa partie. Au final, la mienne se fait à Paris, Passage de Retz. [...]

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Les X versions de L.H.O.O.Q

Les résonances ou renvois concrets repérables entre les œuvres de Man Ray, Duchamp et Picabia, se font souvent clandestins. Picabia fera deux œuvres d’après un énoncé précis donné par Duchamp au cours d’une discussion animée sur la fin de la peinture en 1920. Et l’épisode L.H.O.O.Q sera lui aussi l’occasion de l’un de ces dialogues secrets.
Premier acte : en 1919 Duchamp revenu à Paris s’en prend au plus célèbre tableau du monde. Il dessine au crayon un ensemble moustache/barbichette sur une très kitsch carte postale de La Joconde. Crime patrimonial dans le plus pur esprit dada, il ajoute en dessous à la manière d’une locution latine un « L.H.O.O.Q » du plus sacrilège effet. D’un travestissement l’autre, cette atteinte muséale précède d’ailleurs de peu l’invention de Rrose Selavy, l’alter ego féminin de Duchamp.

Moustache par Picabia, barbiche par Duchamp
D’abord à usage privé, la carte postale de La Joconde trouve asile en 1920 dans le numéro 12 de la revue 391, la revue de Picabia. En réalité pas tout à fait. C’est Picabia qui, se souvenant du geste de Duchamp, dessine la moustache, oublie la barbiche et sous-titre « Tableau dada par Marcel Duchamp » au-dessus de son propre manifeste dada. Clin d’œil de l’un, bienveillante complicité de l’autre, voilà Duchamp bombardé dada, lui qui ne se réclama jamais d’aucune obédience. La confusion entre les deux versions persistera longtemps sans que les intéressés ne jugent bon de démentir. Quant à la locution L.H.O.O.Q, elle voyagera comme un souvenir. Cette même année, les lettres L.H.O.O.Q traversent encore verticalement le Double Monde de Picabia. Duchamp lui, en fera des répliques – dont l’une finira dans le bureau du premier secrétaire du parti communiste – et collera même moustache et impériale sur un torchon à impression Joconde(s).
En avril 1942, les deux complices concluent la partie. Duchamp authentifie le jeu. La dame garde moustache, barbiche et L.H.O.O.Q, mais en lettres manuscrites est mentionné en bas à droite : « moustache par Picabia, barbiche par Marcel Duchamp ». À noter qu’à l’entrée du parcours, la Tate installe une reproduction monumentale de cette image devenue aussi iconique que Mona Lisa. Première victime de choix qui annonce un parcours tout en attentats.

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