Aller directement au contenu
Logo accueil

Accueil > L'Oeil > Archives > Adeptes du Bling Market : les collectionneurs mènent la danse - L'Oeil - n° 601 - Avril 2008

Azimi Roxana, Ramade Bénédicte - 1162 mots - L'Oeil n° 601 - Avril 2008

Adeptes du Bling Market : les collectionneurs mènent la danse

Adeptes du Bling Market :les collectionneurs mènent la danse

1162 mots - L'Oeil n° 601 - Avril 2008

Pour agrandir ou diminuer le texte, utilisez la molette de votre souris + appuyer sur la touche Ctrl de votre clavier Envoyer à un ami Imprimer Twitter Google Plus Partagez sur facebook

Si devenir collectionneur a un coût, cela permet à des personnes fortunées d’acheter rapidement une crédibilité sociale. Et pour les néophytes, pas d’inquiétude : des conseillers s’occupent de tout...

Acheter de l’art contemporain relève d’un nouveau style de vie servant au prestige des financiers et des grands capitaines d’industrie. L’art contemporain sert même désormais de liant entre des univers qui, a priori, ne pourraient se côtoyer sur un autre terrain. En arpentant les allées de la Foire de Bâle, la Mecque de l’art contemporain, les Nouveaux Russes font en général d’une pierre deux coups : tout en donnant du lustre à leur image, ils [...]

L’accès à l'intégralité de l’article est réservé à nos abonné(e)s leJournaldesArts.fr
leJournaldesArts.frVous êtes abonné(e) : IDENTIFIEZ-VOUS ICI
PAS ENCORE ABONNÉ(E) : abonnez-vous maintenant en ligne
Choisissez la formule (pays, titre, durée) qui vous convient et consultez cet article après quelques clics
(si vous êtes étudiant, cliquez ici) :
 
ACHAT ARTICLES
Article unitaire
Pack 10 articles
Pack 30 articles
Pack 50 articles
[non optimisée pour les smartphones]
Chargement en cours...

Conditions de vente : dans le cadre d'un abonnement à une offre à durée libre, la reconduction de l'abonnement pour une durée égale est tacite. L'abonné peut à tout moment demander la résiliation de son abonnement par l'envoi d'un courrier comme indiqué dans nos CGV.

 

Faut-il miser sur l’art contemporain français ?

Pour un collectionneur américain, la question de l’art français ne se pose même pas. On dira avec provocation que l’art français n’existe pas pour lui. Invisible sur le marché international, sans espoir de plus-value, la création hexagonale n’est pas assez chère pour tenter les mégacollectionneurs, hormis quelques électrons libres comme Blake Byrne ou Hubert Newmann.
Le cercle est vicieux, et l’on en connaît la mécanique. Si les galeries alignaient leurs prix sur les standards anglo-saxons, les collectionneurs français ne suivraient plus. Car au-delà de 100 000 euros, ils jouent aux abonnés absents, du moins pour les artistes du cru. L’art français attend toujours son Saatchi.

Fuir les galeries françaises pour exister à l’international Faute de collectionneurs français assez fortunés ou stratèges, l’artiste Français reste moins cher. Ainsi en ventes publiques, le record pour Fabrice Hyber, détenteur d’un Lion d’or à la Biennale de Venise en 1997, stagne à 156 894 euros. En comparaison, Thomas Scheibitz, un artiste de sept ans son cadet, ordonnateur du pavillon allemand à la Biennale de Venise en 2005, a décroché l’année suivante le record de 307 200 dollars. Inutile de préciser qu’il n’est ici nullement question de qualité ou d’intérêt de l’art français. Voilà quelques années, Tatiana Trouvé remarquait, lors d’une exposition chez Bischoff/Weiss à Londres, que les prix de ses œuvres correspondaient à ceux d’un artiste débutant dans la galerie. Pas étonnant aujourd’hui de la voir adopter une stratégie plus offensive. L’artiste, auréolée de son prix Marcel Duchamp, travaille désormais avec trois galeries importantes, Johann König à Berlin, Emmanuel Perrotin à Miami et Almine Rech à Bruxelles. L’artiste n’étant pas représentée par les antennes parisiennes des enseignes françaises, les prix sont donc logiquement internationaux. Dernier français en date à entrer dans le cartel international, Adel Abdessemed vient d’intégrer la très puissante galerie new-yorkaise David Zwirner. Comme Tatiana Trouvé, il n’a plus de galeries en France. Un nouveau modèle, dangereux pour les galeries françaises, est-il en train de se mettre en place ?

EN SAVOIR PLUS
EN SAVOIR PLUS
Toutes les Unes de L'oeil :

2016 -  2015 -  2014 -  2013 -  2012 -  2011 -  2010 -  2009 -  2008 -  2007 -  2006 -  2005 -  2004 -  2003 -  2002 -  2001 -  2000 -  1999 -  1998

Toutes les Unes du Journal des Arts :

2016 -  2015 -  2014 -  2013 -  2012 -  2011 -  2010 -  2009 -  2008 -  2007 -  2006 -  2005 -  2004 -  2003 -  2002 -  2001 -  2000 -  1999 -  1998 -  1997 -  1996 -  1995 -  1994
RECHERCHER UN ARTICLE
Mot-clef :
RECHERCHER UNE EXPOSITION
Mot-clef :
Ville :
SONDAGE

Etes-vous favorable à ce que des salles de musées portent le nom de donateurs de manière permanente ?

Oui
Non
Sans opinion

Paris by Night
Annuaire du monde de l'art
Palmares des musees 2016
Artindex France