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Accueil > L'Oeil > Archives > La fragile économie des expositions temporaires - L'Oeil - n° 600 - Mars 2008

Flouquet Sophie, Robert Danielle - 2562 mots - L'Oeil n° 600 - Mars 2008

La fragile économie des expositions temporaires

2562 mots - L'Oeil n° 600 - Mars 2008

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Monter une exposition temporaire est un pari financier. Les coûts s’envolent au fur et à mesure que les prestations se sophistiquent. En regard, les recettes demeurent aléatoires.

 Malgré les files d’attente qui s’allongent parfois devant l’Institut du monde arabe, le musée Guimet ou le Grand Palais, monter une exposition temporaire reste un pari financier. Pourtant, un département essentiel des musées s’emploie à maîtriser ce risque : la « régie ». « À partir de la liste des œuvres choisies, nous mettons en place les moyens logistiques, les assurances et les transports adéquats, sachant que ce n’est pas une science exacte, que des modifications de dernière minute peuvent survenir, [...]

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Comment le Tri Postal de Lille a obtenu la collection Pinault

Logée au Tri Postal à Lille, un ancien entrepôt dominant les voies ferrées de la gare TGV, la première exposition en France de la collection d’œuvres vidéo de François Pinault, « Passage du temps », a attiré 53 000 visiteurs en dix jours seulement. Comment l’orchestrateur de cet événement, Didier Fusillier, celui qui a porté la candidature de « Lille capitale européenne de la culture » en 2004 et qui dirige par ailleurs la Maison des Arts de Créteil, s’y est-il pris pour obtenir un tel résultat auprès d’un public pas forcément le plus initié à l’art contemporain ? Pour convaincre le grand collectionneur de confier ses pièces de choix, l’équipe du Tri Postal est d’abord entrée en contact avec son entourage proche. « Une exposition reposant sur un seul prêteur n’est pas forcément plus simple à monter qu’une rétrospective réunissant des œuvres disséminées dans de nombreux sites. Le risque est important, l’expo ne tient que par le bon vouloir d’un unique collectionneur. » Certes le Tri Postal n’a ni le statut, ni les moyens de pression d’une institution muséographique incontournable. « Mais avec des collectionneurs de l’importance de François Pinault, même la Tate Modern doit négocier ! », poursuit Didier Fusillier. Mais l’atout de l’ancien centre de tri du courrier, c’est qu’il offre des locaux non affectés à l’avance, hors calendrier et hors circuits, idéals pour accueillir des installations hors normes et bénéficier d’une marge de manœuvre maximale. « Nous ne voulons surtout pas nous institutionnaliser ; notre souplesse nous permet d’organiser une exposition beaucoup plus vite qu’un musée. » François Pinault lui aussi est ravi : il peut présenter une œuvre de 60 mètres de long qui n’a été montrée qu’une fois en 1973. Les 9/10 des pièces installées au Tri Postal n’ont jamais pu être exposées avant. On vient en conséquence de toute la France admirer certaines pièces majeures qui jouxtent des réalisations de jeunes artistes. « Passage du temps » est donc le fruit d’un étroit partenariat avec l’homme d’affaires qui a prêté toutes ses œuvres gracieusement. Le budget d’organisation de cette exposition atteint néanmoins 1,3 million d’euros dont les 8/10 apportés par des partenaires privés, le reste étant couvert par les recettes de la billetterie et de la vente du catalogue. Le bâtiment est mis à disposition par la ville.

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