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Les paysages minéraux de Courtright

L'ŒIL

Le 1 mars 2002 - 170 mots

Il est des jours où il fait bon rester enfermé entre quatre murs. C’est ce que l’on est tenté de se dire après avoir vu une exposition de Robert Courtright. Les Collages constructions de cet artiste américain, avec leurs rangées de rectangles de papier aux rebords légèrement décollés ressemblent à des murs de pierres taillées à la main et usées par le temps, aux parois d’un bâtiment ou à des terrasses carrelées en position verticale. Comme John Ruskin en son temps, Robert Courtright a souvent voyagé en Italie, lui aussi séduit par les pierres de Venise. Il a trouvé dans l’architecture italienne des tableaux résolument abstraits ; des tableaux composés de blocs de pierre, des carrés, des rectangles ou des cercles dont les rapports géométriques variaient selon le sens que l’on souhaitait donner à l’ensemble. Les œuvres exposées à la galerie Dutko sont l’occasion d’observer comment un œil attentif raconte ces paysages minéraux.

- PARIS, galerie Jean-Jacques Dutko, 13, rue Bonaparte, tél. 01 43 26 96 13, 13 mars-27 avril.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°534 du 1 mars 2002, avec le titre suivant : Les paysages minéraux de Courtright

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