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France/Russie

L’Allemagne, arbitre des va-et-vient de la modernité

L'Oeil - n° 595 - Octobre 2007

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« Bonjour Russland ». Le titre de l’exposition du Museum Kunst Palast de Düsseldorf pourrait passer pour abscons, voire maladroit. Erreur de traduction ? Il n’en est rien. L’hybridation intentionnelle de cette formule mélangeant les langues désigne l’enjeu qui préside à la manifestation : montrer en Allemagne cent vingt chefs-d’œuvre français et russes permettant d’évaluer deux épicentres de la modernité au tournant du xxe siècle qui, dans un va-et-vient passionnant, n’eurent de cesse de dialoguer autour de la modernité. Mais en discuter revenait aussi à se la disputer...
Pour cette occasion exceptionnelle, quatre institutions russes ont consenti à prêter des œuvres prestigieuses : le Musée russe et l’Ermitage de Saint-Pétersbourg, la galerie Tretiakov et le musée Pouchkine de Moscou. Aussi Corot, Daubigny ou Rousseau voisinent-ils avec Ilya Répine, artiste majeur du naturalisme dont les toiles sociales résument le mouvement des Ambulants. Pourtant, quoique maître pour toute une génération d’artistes, Répine ne put rivaliser contre le plus grand atelier d’alors : Paris.
Ainsi, tandis que des œuvres de Monet, Cézanne ou Matisse sont « importées » en Russie par des collectionneurs avisés, Gontcharova, Chagall ou Kandinsky irriguent à leur tour l’Hexagone et exportent des innovations décisives sur fond de culture populaire. Une véritable économie de marché de l’avant-garde...
Le propos de l’exposition n’est certes pas inédit. Tout juste renouvelle-t-il notre regard sur cette formidable bipolarité que d’autres exégètes ont, auparavant, subtilement pénétrée. Mais les fines bouches, les commentateurs amers et les visiteurs sceptiques s’apercevront peut-être du prosaïsme de leur chance : la possibilité d’embrasser successivement des miracles habituellement dispersés. Une minute de contemplation devant cent vingt chefs-d’œuvre : le paresseux, le pressé ou le blasé peuvent se rassurer, cela ne fait, au pire, que deux heures d’émerveillement...

Colin Lemoine

« Bonjour Russland », Museum Kunst Palast, Kulturzentrum Ehrenhof, Ehrenhof 4-5, Düsseldorf (Allemagne), tél. 00 49 211 89 24 242, jusqu’au 6 janvier 2008.

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