Aller directement au contenu
Logo accueil

Accueil > L'Oeil > Archives > Eugène Printz, sans concession

Eugène Printz, sans concession

L'Oeil - n° 595 - Octobre 2007

Pour agrandir ou diminuer le texte, utilisez la molette de votre souris + appuyer sur la touche Ctrl de votre clavier Envoyer à un ami Imprimer Twitter Google Plus Partagez sur facebook

Eugène Printz (1889-1948) fit connaître ses talents d’ébéniste décorateur à l’Exposition des arts décoratifs de 1925. On ne présente plus cette exposition fondatrice pour l’Art déco, dont l’objectif pour la France cette année-là était de réaffirmer la prééminence de ses artistes décorateurs. Printz était de ceux-là, qui avaient su, par sa passion et son savoir-faire, élever certaines de ses créations au rang d’œuvres d’art.
Il commence son immersion dans l’atelier d’ébénisterie de son père avant de monter par la suite son propre atelier de création. Son goût pour le luxe lui fait concevoir d’emblée des meubles raffinés, d’une exceptionnelle qualité d’exécution, mais toujours fonctionnels et souvent ingénieux, soucieux qu’il était du confort de ses clients. Perfectionniste, il conçoit et dessine, n’hésitant pas à établir lui-même « à grandeur » la première maquette avec tous ses éléments décoratifs. Il fait fabriquer dans ses ateliers des meubles en petites séries. « La limitation du nombre conserve leur valeur aux objets… » : tel est son leitmotiv. Il utilise avec bonheur les essences exotiques les plus rares dont le bois de palmier, emblématique de ses réalisations. Il associe avec originalité des matériaux antinomiques : ébène et marbre, palissandre et plaques d’émail, wengé et dinanderie de cuivre. Mais son talent culmine surtout dans l’équilibre des formes, conférant à ses meubles une réelle modernité. Son succès ne sera jamais démenti et il honorera les commandes les plus prestigieuses dont celles pour le Mobilier national et l’aménagement du bureau-salon du maréchal Lyautey.
L’exposition est montée par un galeriste passionné de l’œuvre rare et de... Printz. Depuis sa première exposition sur Printz en 2001, Willy Huybrechts n’a eu de cesse de débusquer les pièces dignes d’une exposition exceptionnelle et sans concession. Tâche peu aisée quand la production est limitée et la rétention du marché importante. Pour ceux qui ont eu la primeur de la visite, le pari est gagné.

Lina Mistretta

« Eugène Printz », galerie Willy Huybrechts, 11, rue Bonaparte, Paris VIe, tél. 01 43 54 29 29, jusqu’au 11 octobre.

L'oeil : abonnez-vousAbonnez-vous au Journal des Arts
Toutes les Unes de L'oeil :

2016 -  2015 -  2014 -  2013 -  2012 -  2011 -  2010 -  2009 -  2008 -  2007 -  2006 -  2005 -  2004 -  2003 -  2002 -  2001 -  2000 -  1999 -  1998

Toutes les Unes du Journal des Arts :

2016 -  2015 -  2014 -  2013 -  2012 -  2011 -  2010 -  2009 -  2008 -  2007 -  2006 -  2005 -  2004 -  2003 -  2002 -  2001 -  2000 -  1999 -  1998 -  1997 -  1996 -  1995 -  1994
MOTEUR DE RECHERCHE
Retrouvez les archives du Journal des Arts (depuis 1994),
de L’œil (depuis 1998) et du JournaldesArts.fr (depuis 2008)
Revue :
Mots dans le titre :
Mots dans l'article :
Auteur :
Date de parution du :
au :
RECHERCHER UN ARTICLE
Mot-clef :
RECHERCHER UNE EXPOSITION
Mot-clef :
Ville :
SONDAGE

Etes-vous favorable à ce que des salles de musées portent le nom de donateurs de manière permanente ?

Oui
Non
Sans opinion

Paris by Night
Annuaire du monde de l'art
Palmares des musees 2016
Artindex France