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Les Papous...

L'Oeil - n° 594 - Septembre 2007

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C’est à un vertigineux voyage, bien plus qu’à une simple exposition, que nous convie le musée Fenaille de Rodez. Voyage à travers les millénaires, voyage du centre de la France jusqu’aux confins du monde. Voici en effet des statues-menhirs retrouvées en Aveyron, datées de 3 500 à 2 200 av. J.-C. Et, dans une salle voisine, les objets créés par un peuple vivant en Indonésie dans des montagnes culminant à quatre mille cinq cents mètres, accessibles seulement à pied ou en avion. Dans ces hautes terres, les Papous, privés de contacts, n’ont pas évolué, préservant leur identité culturelle, vivant encore récemment presque comme aux temps néolithiques. C’est cet incroyable passage,
survol de cinq millénaires, qui est exceptionnel.
La possibilité de comparer ces deux cultures, en apparence si différentes, a fasciné Pierre et Anne-Marie Pétrequin, chercheurs au CNRS, spécialistes des habitats néolithiques. En étudiant la vie quotidienne de ce peuple contemporain, ils tentent d’élucider le sens et la fonction d’objets ayant appartenu à des populations à jamais disparues. Le présent éclairerait ainsi un lointain passé. On pourrait, par exemple, voir dans une cravate couverte de coquillages biforés cousus l’équivalent papou de la parure de la Dame de saint-Sernin statue-menhir de l’Aveyron vieille de 5 000 ans.
Simple hypothèse, mais qui ouvre des perspectives.
Autre objet phare de cette rencontre entre deux cultures, la hache en pierre polie encore fabriquée (les Papous ignorent le travail des métaux) dépasse son rôle utilitaire, se pare d’une jupette et devient un objet d’échange entre les hommes. Les guerriers vêtus d’un simple étui pénien, mais soucieux de leur prestance, se parent d’innombrables ornements en plumes et de colliers en coquillages ou dents de porc. Dans un remarquable film, on les voit évoluer, occupés à extraire des fragments de roche destinés à fabriquer des haches. Aucune « reconstitution » ne donne semblable impression d’authenticité.

Laure Meyer

« Les Papous des Hautes Terres », musée Fenaille, 14, place Eugène-Raynaldy, Rodez (12), tél. 05 65 73 84 30, www.musee-fenaille.com, jusqu’au 30 sept.

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