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L’Italie d’hier confrontée à l’Italie d’aujourd’hui

L'Oeil - n° 594 - Septembre 2007

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Parce que la photographie a naturellement à voir avec la mémoire, beaucoup de photographes se plaisent à revenir sur les lieux de leur crime, voire sur celui de leurs aînés. Refaire à plusieurs années de distance la photo d’un même sujet raconte notre rapport au temps et à l’espace. C’est à cette notion d’interprétation duelle que s’intéresse l’exposition « Italie, doubles visions » présentée cet été à la Maison européenne de la photographie.
Fondée sur le principe de la confrontation, elle réunit par binôme les œuvres de deux photographes de renom, l’un italien, l’autre étranger, tous deux ayant porté leur regard en des temps différents sur un même lieu ou une même situation. À l’épreuve, l’exercice est aussi riche d’enseignement, d’une part quant à la question du style, de l’autre quant aux effets d’époque, voire de mode.
Alors qu’Henri Cartier-Bresson brosse un portrait très posé de quelques enfants du petit village de Scanno dans les Abruzzes, Mario Giacomelli nous en fournit quant à lui une image davantage expressive et poétique. Si les thoniers de Sebastiano Salgado figurent comme les héros d’une épopée universelle, ceux de Giorgia Fiorio nous semblent plus proches d’une réalité sociale. Les photographies de Rome de William Klein et celles de Milan de Mario Carrieri, les images de plage de Massimo Vitali et de Martin Parr, les reportages de Carla Cerati et de Raymond Depardon sur les hôpitaux psychiatriques participent encore parmi d’autres à ce jeu très réussi de comparaison et de renvoi.
Si l’on se prend volontiers au jeu d’aller de l’un à l’autre, ce n’est pas seulement que l’un nous en apprend sur l’autre – et réciproquement – mais parce que, dans son ensemble, cette exposition brosse une passionnante fresque de l’Italie d’hier et d’aujourd’hui. Tout en même temps, du fait de la diversité des générations et des regards réunis, voire des moyens techniques utilisés, elle s’offre à voir comme une leçon sur l’évolution du langage photographique lui-même.

Philippe Piguet

« Italie, doubles visions », Maison européenne de la photographie, 5-7 rue de Fourcy, Paris IVe, tél. 01 44 78 75 00, www.mep-fr.org, jusqu’au 30 septembre.

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