Sous l’influence de Morandi

L'ŒIL

Le 1 mai 2006 - 192 mots

Giorgio Morandi (1890-1964) ne s’est jamais rendu en Grande-Bretagne. Sa peinture ne sera connue outre-Manche qu’à partir de 1950, lorsque ses natures mortes silencieuses, délicates et harmonieuses sont présentées pour la première fois à la Tate Gallery’s Arts Council, à l’occasion d’une exposition d’art moderne italien.
La présente exposition entend cependant montrer que Morandi a eu de l’influence sur un certain nombre d’artistes britanniques du xxe siècle. Un ensemble de peintures, de dessins et d’encre du maître italien est mis en parallèle avec des œuvres de Tony Cragg, David Hockney, Paul Winstanley, Euan Uglow ou Rachel Whiteread.
Selon le commissaire de l’exposition Paul Coldwell (qui est également artiste), « l’idée première n’est pas de montrer une influence directe de Morandi sur ces artistes anglais du xxe siècle, mais plutôt d’engager des conversations entre les œuvres, de suggérer des rapprochements possibles, pas forcément évidents au premier regard ».
L’influence se révèle néanmoins évidente et immédiate si l’on regarde les compositions de William Scott, Ben Nicholson ou Michael Craig-Martin.

« Giorgio Morandi and British Artists », Estorick Collection of Modern Italian Art, 39a Canonbury Square, Londres, tél. 020 7704 9522, www.estorickcollection.com, 5 avril-18 juin 2006.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°580 du 1 mai 2006, avec le titre suivant : Sous l’influence de Morandi

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