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Chagall

Encore et toujours...

L'Oeil - n° 593 - Juillet - août 2007

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Peintre folklorique russe pour les uns, artiste proche des avant-gardes cubistes et suprématistes qui sut élaborer un vocabulaire pictural totalement personnel pour d’autres, son œuvre ne saurait toutefois se réduire à l’évocation d’un univers onirique et coloré. Évoquant les peintures de Chagall réalisées à Vence au début des années 1950, Picasso prend la mesure de la complexité de l’œuvre du maître du plafond de l’Opéra de Paris : « Quand Matisse sera mort, Chagall restera le seul peintre qui comprenne ce qu’est vraiment la couleur. Je ne suis pas fou de ces coqs, de ces ânes, de ces violonistes volants et de tout ce folklore, mais ses toiles sont vraiment peintes, le hasard n’y a aucune part. » Une étonnante cohérence préside toujours en effet à l’organisation spatiale des tableaux de Chagall, espaces où s’imbriquent avec aisance plusieurs récits possibles.
L’exposition « Entre ciel et terre » de la fondation Gianadda couvre le très long parcours – Chagall est mort à quatre-vingt-dix-sept ans – d’un peintre qui sut poser sur le monde un regard différent : « dans une cinquième dimension qui ne serait pas seulement celle de l’œil. » Il ajoute, lors d’une conférence donnée aux États-Unis en 1943 : « En Orient, je trouvais, de façon inattendue, la Bible et un morceau de moi-même. » Ce morceau de lui-même ne serait-il pas celui de son enfance à Vitebsk, en Biélorussie ?  Une importante communauté juive y vivait immergée dans une culture hassidique insolite et joyeuse, parcourue de légendes merveilleuses. 
Au-dessus de la ville (1914-1918) ou Introduction au théâtre juif (1920) nous font entrer de plain-pied dans cette tradition hassidique, embrassant dans un même élan le réel et l’imaginaire, le profane et le sacré. La peinture de  Chagall lie des éléments disparates, en deçà des lois qui régissent ordinairement le temps et l’espace. Les amants et les vaches volent au-dessus des toits, dans une fusion toujours renouvelée entre un ciel et une terre aux limites imprévisibles.

Colin Cyvoct

« Entre ciel et terre », Fondation Pierre Gianadda, rue du Forum 59, Martigny (Suisse), tél. 00 41 27 722 39 78, www.gianadda.ch, du 6 juillet au 19 novembre.

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