Aller directement au contenu
Logo accueil

Accueil > L'Oeil > Archives > Architecture, paysage, design…géographie des imaginaires

Architecture, paysage, design…géographie des imaginaires

L'Oeil - n° 592 - Juin 2007

Pour agrandir ou diminuer le texte, utilisez la molette de votre souris + appuyer sur la touche Ctrl de votre clavier Envoyer à un ami Imprimer Twitter Google Plus Partagez sur facebook

Dans une scénographie hélicoïdale allant d’un parking à la planète Mars, le volet « Aire(s) géographiques » dresse un tableau des imaginaires de la ville d’aujourd’hui et de demain.

Le thème générique de la ville et de la vie urbaine qu’aborde l’exposition « Airs de Paris » vise à mettre en exergue la dimension mondialiste
des rapports qu’entretiennent aujourd’hui les artistes, un « espace social transnational ». Le volet « Paysage, architecture, design » y contribue en développant un parcours en quatre séquences distinctes. Ponctué par dix-sept projets d’architectes, d’activistes urbains, de paysagistes et de designers et une enquête de terrain sociologique, il s’applique à considérer notre condition humaine dans une perspective plus géographique qu’historique.
Déduits des œuvres elles-mêmes et non fondés sur un préalable critique, les thèmes dégagés pour chacune de ces séquences appellent successivement les notions de « Strates territoriales », de « Paysages verticaux », de « Sphères corporelles » et d’« Horizons ascensionnels ». Plusieurs entrées qui invitent le visiteur à prendre autant la mesure de l’organisation de l’espace urbain que de « la dimension corporelle inhérente à l’expérience du sujet géographique » et d’une exploration « aux frontières spatiale et sous-marine » – comme l’énonce Valérie Guillaume, commissaire de ce volet de l’exposition.
Multipliant cas de figure et médias, celui-ci rassemble divers travaux qui s’appuient tour à tour sur le réel, la fiction ou le virtuel.

Les enjeux actuels de la recherche et de la création
Ainsi, versant réalité, du diaporama sur les promenades urbaines de James Morisson, de l’installation de Gilles Clément prenant en compte les éléments délaissés d’une friche industrielle ou bien encore des étapes de réalisation du Programme Fitness at Home de Décathlon. Ainsi, côté fiction, des images atmosphériques du groupe HeHe ou du projet d’anthropologie urbaine Mairie Monde du collectif Campement urbain. Ainsi, pour le virtuel, du jeu vidéo Share the ride de la filiale Virtools de Dassault Systèmes ou de l’œuvre mise en ligne de Bruno Latour dessinant la cartographie des circulations et des réseaux invisibles de la capitale (eau, téléphone, électricité, automobile, piéton, rumeurs…).
Encore faudrait-il mentionner ces « incursions au-delà de l’horizon » qu’instruit « l’imaginaire géographique » et qui sont illustrées ici par la création d’engins destinés à l’étude scientifique de la planète, voire d’ici quelques années au simple tourisme. Il en est ainsi du VHS (Véhicule suborbital habité) de l’Astronaute club européen (ACE), du MarsCruiserOne d’Architecture + Vision ou de la Base d’observation océanographique inventée par Jacques Rougerie. Sans oublier la Montgolfière infrarouge mise au point par le CNES, question climatique oblige.
Sous-titré « Aire(s) géographiques », ce volet de l’exposition parisienne s’applique, on l’aura compris, à faire valoir la diversité des problématiques abordées par les artistes. Si la partie n’est pas toujours convaincante, faute de développer plus avant leurs propositions – ce que rattrape heureusement le catalogue –, il reste que des œuvres comme le mur végétal de Patrick Blanc, la cloison textile des frères Bouroullec ou la structure suspendue de Didier Faustino, en forme de deux fauteuils se faisant face, s’imposent d’évidence.

Philippe Piguet

Repères

2 C’est le nombre de volets qui partagent la muséographie. L’un est dédié à l’art, l’autre, intitulé « Aires(s) géographiques », à l’architecture, au paysage et au design. 2100 m2 d’espace sont consacrés à l’exposition dans son ensemble, dont 500 m2 forment une scénographie hélicoïdale. 98 œuvres sont présentées à l’exposition. 1/3 des pièces exposées dans le volet « art » sont des productions nouvelles. 59 artistes participent à « Airs de Paris ». 17 architectes et paysagistes.

L'oeil : abonnez-vousAbonnez-vous au Journal des Arts
Toutes les Unes de L'oeil :

2016 -  2015 -  2014 -  2013 -  2012 -  2011 -  2010 -  2009 -  2008 -  2007 -  2006 -  2005 -  2004 -  2003 -  2002 -  2001 -  2000 -  1999 -  1998

Toutes les Unes du Journal des Arts :

2016 -  2015 -  2014 -  2013 -  2012 -  2011 -  2010 -  2009 -  2008 -  2007 -  2006 -  2005 -  2004 -  2003 -  2002 -  2001 -  2000 -  1999 -  1998 -  1997 -  1996 -  1995 -  1994
MOTEUR DE RECHERCHE
Retrouvez les archives du Journal des Arts (depuis 1994),
de L’œil (depuis 1998) et du JournaldesArts.fr (depuis 2008)
Revue :
Mots dans le titre :
Mots dans l'article :
Auteur :
Date de parution du :
au :
RECHERCHER UN ARTICLE
Mot-clef :
RECHERCHER UNE EXPOSITION
Mot-clef :
Ville :
SONDAGE

Etes-vous favorable à ce que des salles de musées portent le nom de donateurs de manière permanente ?

Oui
Non
Sans opinion

Paris by Night
Annuaire du monde de l'art
Palmares des musees 2016
Artindex France