Accueil > Le Journal des Arts > Les Unes > Le Journal des Arts N°368


La réouverture de tous les espaces du Palais de Tokyo dans une nouvelle formule audacieuse confirme, si cela est encore nécessaire, combien était pertinente la décision d’unification des lieux prise en 2009 par Christine Albanel. Un seul opérateur pour un site qui, par la superficie, est le plus grand centre d’art d’Europe, s’impose naturellement et l’on comprend mal pourquoi le ministère a penché un temps pour un partage des lieux avec le Centre Pompidou. Sur le papier, les ambitions du talentueux Jean de Loisy sont élevées. Le Palais de Tokyo pourrait bien être un nouveau phare mondial de la création contemporaine. Le patron des lieux, qui a dû monter le projet en moins d’un an voudrait en particulier reconquérir le public des « quadra » et quinquagénaires, moins par solidarité générationnelle que par réalisme économique. Il lui faut en effet trouver 500 000 visiteurs payants pour équilibrer ses comptes. C’est un public plus exigeant sur le confort de la visite et plus classique dans ses goûts que le public « arty » habituel. Mais de ce que l’on a vu de la préouverture et de la Triennale, il y a encore du chemin à faire pour toucher ce public. Une autre ambiguïté concerne la « valorisation de la scène française » ...
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