Accueil > Le Journal des Arts > Les Unes > Le Journal des Arts N°357


Parmi les nombreux points communs que partagent l’art et la finance, la confiance prend un relief particulier en cette période de crise des dettes souveraines. Alors que les États européens s’endettaient depuis déjà de nombreuses années et que leurs obligations étaient toujours créditées de la note maximale par les agences de notation (parmi lesquelles Fitch, qui appartient au mécène du Louvre Marc Ladreit de Lacharrière), brusquement, les marchés financiers se sont mis à douter de la capacité des États à rembourser. Si des facteurs objectifs alimentent évidemment ce doute, il faut aussi compter sur une appréciation purement subjective, voire irrationnelle de la situation. C’est un peu la même chose avec l’art. Il suffit qu’un doute apparaisse sur l’authenticité d’une œuvre pour que sa cote s’effondre immédiatement. Certains antiquaires ne s’en privent pas lorsqu’il s’agit de dénigrer la marchandise d’un concurrent. Les faux, auxquels le JdA consacre tout un dossier dans ce numéro, sont l’une des plaies du marché de l’art. Certaines écoles, telle celle des expressionnistes russes, sont totalement démonétisées en raison d’un grand nombre de faux. Les bronzes de Giacometti ...
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